Le tour du monde en 80 jours

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Résumé

Le récit débute à Londres le 2 octobre 1872. Phileas Fogg est un homme ponctuel, curieux, méticuleux et sérieux malgré son comportement excentrique. Il est un membre éminent du Reform-Club. Comme tous les matins, il s’y rend et y lit les nouvelles dans le journal. Ce jour-là, il y apprend avec stupeur que d’après certains scientifiques, il serait possible d’accomplir un tour du monde en l’espace de 80 jours. C’est un article du Morning Chronicle qui l’indique, fondant ce calcul entre autres sur la création et la mise en marche d’une nouvelle ligne de chemin de fer en Inde, colonie britannique. Cet article précise l’itinéraire à emprunter, le temps nécessaire pour rallier toutes les villes en partant de Londres et en revenant à Londres. L’article ressemble à un défi lancé à tous les aventuriers londoniens. L’itinéraire est détaillé dans un tableau selon cet ordre : Londres, Suez, Bombay, Calcutta, Hong Kong, Yokohama, San Francisco, New York, Liverpool, puis Londres à nouveau – et ce en utilisant divers moyens de transport tels que le bateau et le chemin de fer. Le tout prendrait quatre-vingts jours tout rond.

Au Reform-Club cet article fait des vagues et crée un débat entre Phileas et les autres membres qui expriment des doutes sur la faisabilité du trajet. Pas grand monde ne croit à ce calcul. Fogg est joueur et aventurier, il est aussi le seul à croire la chose réalisable. Il lance alors un pari de 20 000 livres, soit la moitié de sa fortune. Comme personne ne le prend au sérieux il rétorque : « un Anglais ne plaisante jamais quand il s’agit d’une chose aussi importante qu’un pari. » Une fois le pari lancé, il décide de partir sur le champ avec son serviteur. Il part de la capitale britannique avant 21 h ce soir même du 2 octobre 1872, en direction de Paris. Après un bref calcul il en conclut que la date butoir de son retour à Londres pour remporter son pari sera le soir du 21 décembre, 20 h 45 heure locale. Fogg, un scientifique, se montre très précis dans tout ce qu’il fait, et il pense que si tout est bien préparé, tout est bien réglé, il devrait réussir. Selon lui, si tout est méticuleusement prévu : « l’imprévu n’existe pas ». La réalité va lui prouver qu’il avait tort quant à cette affirmation. Pour prouver sa victoire, il fera viser son passeport dans toutes les villes étapes, qui ont toutes des liens étroits avec l’empire britannique, il convient de s’en souvenir : Suez, Hong Kong, les États-Unis, l’Inde…

À Londres, le pari de Fogg et son départ noircissent de nombreuses pages dans la presse, car cette aventure semble totalement folle pour l’époque : son voyage se voit alors coté en bourse. Une enquête est même ouverte à son sujet par la police anglaise, qui se demande s’il n’est pas un fuyard qui aurait dévalisé la banque d’Angleterre peu de temps auparavant. Fogg aura ainsi le détective Fix, en poste à Suez, à ses trousses pendant tout son voyage. Ce dernier se rapproche de Passepartout lors de leur arrivée à Suez, sans lui indiquer la raison de sa présence. En l’absence de mandat d’arrêt, il ne peut les faire arrêter et doit se contenter de les suivre.

Fogg et Passepartout se lancent d’abord dans leur voyage par les chemins de fer. Ils en passent les premières étapes sans embûches, dans les temps, et arrivent rapidement à Bombay en 5 jours, suivant le plan de l’article qui en indiquait 7. Arrivés en Inde ils se retrouvent à jouer les héros pour sauver des flammes Mrs. Aouda, une jeune veuve qui était destinée à être brûlée vive par son village lors d’une procession religieuse, selon le rite de la sutti qui la destinait à être une offrande faite aux dieux.

Passé cette aventure, Fix essaie de faire enfermer les voyageurs à Calcutta mais Fogg et Passepartout paient leur caution et reprennent la route, accompagnés de Mrs. Aouda. Les deux aventuriers arrivent à Hong Kong, en train et à dos d’éléphant. Ils se séparent alors sans le vouloir car Fogg ne parvient pas à embarquer sur le bateau pour le Japon, contrairement à Passepartout. Celui-ci l’y attendra ; Fogg le rejoint quelques jours après à Yokohama comme prévu dans l’itinéraire du journal. Entretemps, Passepartout a été embauché dans un cirque de la ville, ce qui ne manque pas de surprendre son maître.

Ils embarquent finalement pour les États-Unis en direction de San Francisco. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils y arrivent en pleine période d’élections ; le désordre règne dans la ville. Fogg y a une altercation avec un certain colonel Stamp W. Proctor. En quittant la ville par les chemins de fer, ils pensent s’en être défait mais ils le retrouvent dans un wagon, et Fogg se bat avec lui pendant que leur train est arrêté en pleine voie en raison d’une attaque menée par des Sioux, qui font prisonnier Passepartout. Fogg devra le libérer en négociant avec eux et grâce à l’aide de passagers du train. Seulement, leur train étant reparti ils doivent en trouver un autre. Fix est toujours derrière eux et les suit à la trace. Alors qu’ils attendent un autre train, ils trouvent finalement un nouveau moyen de transport, ce que l’auteur nomme un « traîneau à voile » qui dans les grandes plaines où il y a du vent circule très vite. Ils arrivent alors rapidement jusqu’à la ville de Omaha. Ils vont devoir rejoindre les villes prévues par l’itinéraire au plus vite pour remporter leur pari, à savoir Chicago, avant de parvenir à New York pour y prendre un bateau en direction du Vieux Continent.

L’intérêt géographique et scientifique est notable à travers certaines remarques du narrateur qui indique : « Neuf jours après avoir quitté Yokohama, Phileas Fogg avait exactement parcouru la moitié du globe terrestre. En effet, le General-Grant, le 23 novembre, passait au cent quatre-vingtième méridien, celui sur lequel se trouvent, dans l’hémisphère austral, les antipodes de Londres. Sur quatre-vingts jours mis à sa disposition, Mr. Fogg, il est vrai, en avait employé cinquante-deux, et il ne lui en restait plus que vingt-huit à dépenser. Mais il faut remarquer que si le gentleman se trouvait à moitié route seulement par la différence des méridiens, il avait en réalité accompli plus des deux tiers du parcours total ».

Les deux personnages vont rater de peu le bateau en direction de Liverpool. Fogg, pas désespéré et toujours convaincu qu’il peut remporter la victoire, loue alors un bateau à vapeur au départ de New York. Comme le capitaine refuse de l’emmener jusqu’à Liverpool d’où il devra ensuite retourner, Fogg loue aussi tous les membres d’équipage pour arriver à temps. Ils partent mais vont rapidement manquer de charbon en cours de route. Tout devient bon pour alimenter le four du bateau, dont d’innombrables éléments en bois appartenant au navire.

Les quatre aventuriers parviennent à rejoindre l’Angleterre et c’est au moment où ils foulent la terre britannique que Fix dévoile sa véritable identité. Il n’est pas un voyageur mais un inspecteur aux trousses de Fogg qu’il soupçonne d’avoir braqué une banque et de fuir son pays. Fogg est alors incarcéré à Liverpool. Mais Fix se rend finalement compte qu’il se trompe, car depuis qu’ils sont partis, le coupable a été arrêté par la police. Fogg est donc disculpé et doit toujours prouver qu’il peut remporter son pari en rejoignant Londres : « Trois jours avant, Phileas Fogg était un criminel que la police poursuivait à outrance, et maintenant c’était le plus honnête gentleman, qui accomplissait mathématiquement son excentrique voyage autour du monde. »

Fogg et son équipe manque le train de Liverpool vers Londres ; Fogg demande alors à emprunter une locomotive vers la capitale même s’il pense avoir déjà perdu son pari. Il arrive à Londres en pensant qu’il est trop tard et ne passe donc pas par le Club et rentre chez lui directement.

Il rentre chez lui, mais pas seul ; il est accompagné de Mrs. Aouda. Tous deux s’avouent alors qu’ils s’aiment depuis leur rencontre en Inde. Passepartout, qui rend visite à son ami dans la journée, lui explique qu’ils ont gagné leur pari fou, et lui explique son erreur : Fogg pensait qu’il était arrivé trop tard du fait des divers réglages opérés sur sa montre en fonction des fuseaux horaires. En réalité ils ont fait leur tour du monde en 79 jours, et ont donc remporté leur pari ! Phileas Fogg se rend alors à toute vitesse au Reform-Club, pour montrer aux membres qu’il a bel et bien réussi ! « Ainsi donc Phileas Fogg avait gagné son pari. Il avait accompli en quatre-vingts jours ce voyage autour du monde ! Il avait employé pour ce faire tous les moyens de transport, paquebots, railways, voitures, yachts, bâtiments de commerce, traîneaux, éléphant. L’excentrique gentleman avait déployé dans cette affaire ses merveilleuses qualités de sang-froid et d’exactitude. Mais après ? Qu’avait-il gagné à ce déplacement ? » Le narrateur précise qu’il y a trouvé l’amour ; Aouda en a fait « le plus heureux des hommes », et que « l’on ferait bien le tour du monde pour moins que cela ».

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