Les fausses confidences

par

Acte II

Dorante conseille à Araminte de ne pas épouser le Comte et de ne pas craindre le procès. Elle paraît relativement convaincue.

         Monsieur Remy accourt et annonce à Dorante qu’une riche dame souhaite l’épouser et que pour ce faire il doit quitter son poste d’intendant. Dorante refuse, par piété envers son amour – il parle alors de la femme qu’il aime abstraitement de telle sorte que Monsieur Remy puisse croire y reconnaître Marton. Araminte sort, émue par une telle dévotion.

         Monsieur Remy demande ensuite à Marton de convaincre Dorante de se laisser épouser, mais comme il lui dit en même temps que Dorante refuse le mariage car il est trop épris d’elle, Marton, touchée, refuse de l’aider. Monsieur Remy, excédé, s’en va.

         Dorante fuit car le Comte fait irruption pour demander à Marton de défendre ses intérêts auprès d’Araminte. L’entrevue est interrompue par Arlequin ; il annonce un garçon  qui vient livrer une commande de Dorante, un portrait de dame, fermement emballé, de sorte qu’on ne peut voir qui y est représenté. Le Comte sort prévenir Araminte de l’affaire. Le garçon confie le colis à Marton, qui se réjouit car elle pense être la dame du portrait, et s’apprête à défendre Dorante face à Araminte qui revient accompagnée du Comte et de Madame Argante. Dorante, en aparté, exprime sa joie, car tout se passe comme Dubois et lui l’ont prévu.

         Araminte ouvre le colis et constate que le portrait est d’elle : Marton prend conscience de son erreur, tandis qu’Araminte est persuadée que le tableau, en dépit de toutes les preuves contraires, a été commandé par le Comte.

         Dubois et Arlequin font irruption, en pleine dispute. Dubois souhaite ôter de l’appartement destiné à Dorante un vieux portrait d’Araminte, mais Dorante l’en a défendu brutalement. Alors qu’Araminte laisse entendre que cela n’a aucune importance, Madame Argante ordonne de faire enlever le portrait. Dubois et Arlequin sortent pour ce faire.

         Madame Argante et le Comte conseillent à Araminte de renvoyer Dorante, et s’en vont pour la laisser réfléchir là-dessus.

         Araminte réprimande Dubois pour son indiscrétion et accepte de renvoyer Dorante, mais elle veut d’abord s’assurer qu’il est effectivement amoureux d’elle.

         Pour le pousser à se déclarer, Araminte dit à Dorante qu’elle est résolue à se laisser épouser par le Comte, et lui fait écrire un billet en ce sens. Dorante est sincèrement accablé, ce retournement ne faisant manifestement pas partie de son plan, mais cependant il ne se déclare pas.

         Marton paraît et incite Dorante à demander sa main de suivante à sa maîtresse, très explicitement, alors même qu’Araminte est présente. Dorante, acculé à la fois par l’empressement de Marton et les questions d’Araminte, finit par se déclarer. Il se jette aux genoux de son aimée. Marton les surprend et s’enfuit. Araminte ordonne à Dorante de sortir.

         Dubois vient aux nouvelles, et Araminte lui ment : elle affirme que Dorante n’a rien dit et ne semble pas du tout alimenter des sentiments conformes à ce que Dubois décrivait plus tôt. 

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