Les fausses confidences

par

Acte premier

La pièce se passe intégralement chez Madame Argante, mère d’Araminte, une jeune veuve. Quand la pièce commence, un jeune homme, Dorante entre pour une entrevue avec Madame Argante, mais elle est occupée. Arlequin, le valet d’Araminte, lui propose de le divertir en attendant qu’elle descende, mais Dorante s’empresse de le congédier.

         C’est que Dorante a en fait rendez-vous avec Dubois, son ancien valet toujours loyal, qui s’est mis au service d’Araminte, Dorante n’ayant plus d’argent pour le payer. Dorante a, avec l’aide de Dubois, l’intention de se faire engager comme intendant chez Araminte, dont il est amoureux, afin de la séduire et de l’épouser. Monsieur Remy, son oncle, va l’aider dans ses plans, mais sans les connaître : il est procureur d’Araminte, et va introduire son neveu à celle-ci en pensant que c’est réellement la charge qu’il convoite. En sortant, Dubois conseille à Dorante de se faire apprécier de Marton, la suivante d’Araminte.

         Monsieur Remy paraît et annonce l’arrivée prochaine de Marton qui, explique-t-il à Dorante, est une fille de bonne famille – tant et si bien qu’il aimerait que Dorante l’épouse. Monsieur Remy présente Dorante à Marton, et flatte son neveu devant elle. Il finit par faire semblant de les fiancer.

         Marton présente Dorante à Araminte, qui se montre très bienveillante à son égard : elle décide de l’engager sans voir l’autre candidat au poste et, pour son confort, elle loge Dorante dans un bon appartement et met Arlequin à son service. Araminte s’absente, mais annonce qu’elle va revenir bientôt pour traiter d’une affaire qui la chagrine.

         Madame Argante entre et découvre Dorante avec réticence. Son vœu était qu’Araminte engageât l’autre candidat, envoyé par le Comte Dorimont, lequel se trouve être l’adversaire d’Araminte dans le cadre d’un procès autour de la possession d’une terre. Le Comte a cependant proposé d’épouser Araminte pour éviter le procès. Madame Argante, qui enrage de voir sa  fille se complaire dans la bourgeoisie, demande à Dorante de persuader Araminte qu’elle n’a aucune chance de gagner le procès et qu’il faut céder au mariage. Mais Dorante refuse de mentir à Araminte et affirme qu’il lui dira que le procès est perdu d’avance seulement s’il est perdu d’avance.

         Marton, à son tour, essaie de convaincre Dorante que le mariage du Comte et d’Araminte est une bonne chose : le Comte s’est engagé à lui offrir mille écus le jour de la signature du contrat de mariage, lesquels pourraient aussi profiter à Dorante.

         Araminte vient s’entretenir avec Dorante, mais ils sont interrompus par Dubois, qui révèle à Araminte, en privé, l’amour de Dorante – cette révélation, on le comprend, fait partie d’un stratagème visant à susciter une inclination pour Dorante chez Araminte car Dubois sublime dans ses paroles l’amour de Dorante. D’après lui, Dorante l’aimerait d’un amour total et transi depuis trois mois, et n’attendrait rien en retour. Il aurait été jusqu’à refuser les avances d’une riche dame qui voulait l’épouser. Araminte est embarrassée de cette nouvelle mais décide de garder Dorante à son service le temps qu’elle trouve un autre intendant. 

         Dorante revient, et Araminte veut le congédier sous prétexte qu’elle doit engager l’intendant proposé par le Comte, mais au bout du compte, face à l’inquiétude de Dorante, elle ne parvient pas à le faire. Au contraire, elle le charge d’étudier ses papiers pour estimer quelles sont ses chances pour le procès.

         Pendant qu’Araminte va chercher les papiers, Dubois vient informer Dorante que son plan se passe comme prévu. Aussitôt, il va voir Marton et l’invite, toujours dans le cadre de son stratagème, à se méfier de Dorante, qui pourrait n’être là que pour séduire Araminte.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Acte premier >