Les fausses confidences

par

Madame Argante

C’est la mère d’Araminte. Elle est la deuxième figure qui incarne la cupidité dans l’œuvre (après Monsieur Remy). Avide d’honneurs et d’éloges, elle priorise les rangs sociaux aux valeurs morales. C’est la raison pour laquelle elle n’hésite pas à pousser sa fille Araminte à se marier avec le Comte de Dorimont pour résoudre leur dispute sur une affaire de terrain: « et, je l'avoue, je serai charmée moi-même d'être la mère de Madame la comtesse Dorimont », Acte 1, scène 10.

Du point de vue du caractère, sa personnalité est diamétralement opposée à celle de sa fille qui est plutôt humble et à qui elle reproche cette humilité: « …je ne lui trouve pas assez d'élévation. Le beau nom de Dorimont et le rang de comtesse ne la touchent pas assez ; elle ne sent pas le désagrément qu'il y a de n'être qu'une bourgeoise. ». Ainsi donc, on peut faire une analogie entre deux couples de personnages: Madame Argante et sa fille Araminte ainsi que Monsieur Remy et son neveu Dorante. Alors que les ainés sont hautains et cupides, les cadets sont plutôt honnêtes, modestes et humbles.

Aussi, Madame Argante porte en dégoût Dorante auquel elle ne fait pas particulièrement confiance, du fait qu’il ait une trop belle mine pour un intendant. Elle extériorise son anxiété de voir Araminte s’éprendre de lui: « Pourvu que Monsieur ne s'écarte pas des intentions que nous avons, il me sera indifférent que ce soit lui ou un autre. ». Vers la fin de la pièce, elle est désolée par le choix d’Araminte d’épouser Dorante et cela la...

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