Les fausses confidences

par

Une société cupide

Dans « Les Fausses Confidences », Marivaux ne manque pas de souligner l’amour de l’homme pour l’argent. Cet appas du gain est la source des inquiétudes majeures de Madame Argante et de Monsieur Remy. Madame Argante veut unir sa fille au Comte de Dorimont afin de jumeler les richesses des deux familles et élever son rang social au niveau de « Comtesse ». De même, Monsieur Remy veut voir son neveu épouser une femme bourgeoise afin d’assurer son futur. On remarque ainsi la place capitale qu’occupe l’argent dans cette société. De plus, dans leur poursuite acharnée de richesses, les hommes perdent leurs valeurs morales (telles que l’honnêteté, la loyauté). Ceci est souligné par le comportement de Marton, la servante d’Araminte. En embauchant Marton comme employée, Araminte lui a presque tout donné : un logis, un boulot, du confort, une vie de luxe, etc. Mais en retour, Marton est prête à encourager sa patronne à signer un contrat qui est bien évidemment en sa défaveur.

Ainsi donc, cette société est gouvernée par l’amour des richesses, une société d’hommes égoïstes où chacun ne cherche que son profit ; où fidélité et loyauté n’ont pas de valeurs et le sacrement du mariage n’est pas une affaire d’amour, mais plutôt une transaction financière.

Pour conclure, « Les Fausses Confidences » est une pièce dans laquelle s’allient intrigue, amour et comédie. Marivaux se sert de l’humour pour décrire comment son personnage principal, apparemment poltron, met en place à l’aide de son ami un subterfuge hilarant pour conquérir le cœur de la femme dont il n’avait jamais pu se rapprocher....

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Dissertation à propos de Les fausses confidences