Les fausses confidences

par

Acte III

Dubois et Dorante– lequel est un peu fâché de n’avoir pas été mis au courant de tous les détailsdu plan – font le bilan des derniers événements. Dubois est résolu à enclencherle dernier mouvement du stratagème : pour ce faire, il faut que Dorantefasse porter une certaine lettre, rue du Figuier, par Arlequin. On ne sait pasencore de quoi il en retourne, mais il semble important que l’adresse enquestion soit inconnue d’Arlequin, et qu’il vienne demander son chemin à Duboiset Marton.

         Marton s’entretient avec Dubois, quilui affirme qu’Araminte ne veut rien entendre et ne croit pas en la possibilitéde sentiments de Dorante à son égard. Dubois de son côté apprend à Marton queDorante a fait porter une lettre par Arlequin, et que l’interception de cettelettre pourrait leur en apprendre davantage. Arlequin vient justement demanderson chemin, et Marton s’empare de la lettre en promettant de la faire livrer àsa place. Arlequin s’en va, bienheureux, en même temps que Dubois.

         Le Comte et Madame Argante viennent àla rencontre de Marton, résolus à faire avancer l’affaire : Madame Argantea fait appeler Monsieur Remy pour les défaire de Dorante, ainsi que le candidatà l’intendance proposé par le Comte pour le remplacer immédiatement.

         Marton sort alors que Monsieur Remyentre. Madame Argante charge Monsieur Remy d’annoncer à son neveu que son postelui est retiré – le procureur le prend très mal et affirme qu’il laissera icison neveu tant qu’Araminte en sera satisfaite. Araminte arrive et prend leparti de Dorante, envers et contre tout.

         Quand Dorante fait irruption, inquietpour sa place d’intendant, ayant aperçu l’autre candidat dans l’entrée,Araminte décide de renvoyer ce second candidat chez lui. C’est alors que Martondébarque, avec la lettre ouverte. Le Comte et Madame Argante la lisent etcommentent à haute voix : Dorante y révèle explicitement son amour pourAraminte. Pour autant, Araminte ne semble pas davantage vouloir des services del’intendant du Comte.

         Araminte reste seule en scène avec Dubois, lequel se vante d’avoir faitéclater l’amour de Dorante au grand jour. Araminte, apprenant que c’est par safaute que la lettre a été rendue publique, furieuse de ces indiscrétions qui l’obligentà devoir agir contre Dorante, renvoie Dubois.

         Dorante vient pour une dernièreentrevue avec Araminte. Tandis qu’il exprime sa douleur, Araminte finit par sedéclarer. Craignant d’être précédé par quelqu’un d’autre, Dorante avoue que tous les événements dela journée sont le fruit d’un stratagème visant à séduire Araminte qui, touchéequ’il fasse cet aveu spontanément, lui pardonne.

         Araminte annonce le mariage à MadameArgante et au Comte. Madame Argante est scandalisée, mais le Comte se retiresans colère, et décide qu’on réglera l’affaire de la terre à l’amiable. Lapièce se clôt sur un commentaire amusé d’Arlequin, adressé à Dubois, et quirappelle que le travail de Marivaux prétend au naturalisme : « Pardon, nous nous soucions bien deton tableau à présent : l’original nous en fournira bien d’autrescopies. »Dubois et Dorante– lequel est un peu fâché de n’avoir pas été mis au courant de tous les détailsdu plan – font le bilan des derniers événements. Dubois est résolu à enclencherle dernier mouvement du stratagème : pour ce faire, il faut que Dorantefasse porter une certaine lettre, rue du Figuier, par Arlequin. On ne sait pasencore de quoi il en retourne, mais il semble important que l’adresse enquestion soit inconnue d’Arlequin, et qu’il vienne demander son chemin à Duboiset Marton.

         Marton s’entretient avec Dubois, quilui affirme qu’Araminte ne veut rien entendre et ne croit pas en la possibilitéde sentiments de Dorante à son égard. Dubois de son côté apprend à Marton queDorante a fait porter une lettre par Arlequin, et que l’interception de cettelettre pourrait leur en apprendre davantage. Arlequin vient justement demanderson chemin, et Marton s’empare de la lettre en promettant de la faire livrer àsa place. Arlequin s’en va, bienheureux, en même temps que Dubois.

         Le Comte et Madame Argante viennent àla rencontre de Marton, résolus à faire avancer l’affaire : Madame Argantea fait appeler Monsieur Remy pour les défaire de Dorante, ainsi que le candidatà l’intendance proposé par le Comte pour le remplacer immédiatement.

         Marton sort alors que Monsieur Remyentre. Madame Argante charge Monsieur Remy d’annoncer à son neveu que son postelui est retiré – le procureur le prend très mal et affirme qu’il laissera icison neveu tant qu’Araminte en sera satisfaite. Araminte arrive et prend leparti de Dorante, envers et contre tout.

         Quand Dorante fait irruption, inquietpour sa place d’intendant, ayant aperçu l’autre candidat dans l’entrée,Araminte décide de renvoyer ce second candidat chez lui. C’est alors que Martondébarque, avec la lettre ouverte. Le Comte et Madame Argante la lisent etcommentent à haute voix : Dorante y révèle explicitement son amour pourAraminte. Pour autant, Araminte ne semble pas davantage vouloir des services del’intendant du Comte.

         Araminte reste seule en scène avec Dubois, lequel se vante d’avoir faitéclater l’amour de Dorante au grand jour. Araminte, apprenant que c’est par safaute que la lettre a été rendue publique, furieuse de ces indiscrétions qui l’obligentà devoir agir contre Dorante, renvoie Dubois.

         Dorante vient pour une dernièreentrevue avec Araminte. Tandis qu’il exprime sa douleur, Araminte finit par sedéclarer. Craignant d’être précédé par quelqu’un d’autre, Dorante avoue que tous les événements dela journée sont le fruit d’un stratagème visant à séduire Araminte qui, touchéequ’il fasse cet aveu spontanément, lui pardonne.

         Araminte annonce le mariage à MadameArgante et au Comte. Madame Argante est scandalisée, mais le Comte se retiresans colère, et décide qu’on réglera l’affaire de la terre à l’amiable. Lapièce se clôt sur un commentaire amusé d’Arlequin, adressé à Dubois, et quirappelle que le travail de Marivaux prétend au naturalisme : « Pardon, nous nous soucions bien deton tableau à présent : l’original nous en fournira bien d’autrescopies. »

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