Les mystères de Paris

par

Résumé

Première partie

 

Paris, au XIXe siècle. Le Chourineur, un ancien forçat, menace la Goualeuse, chanteuse dans un tapis-franc (sorte de cabaret pour hors-la-loi). Un mystérieux inconnu surgit alors de l’ombre et défend la jeune femme avec dextérité. Impressionné par son art de la bagarre, le Chourineur les invite tous deux, en bonne amitié, à aller boire un verre au tapis-franc Le Lapin-Blanc, pour y compter leurs histoires. La Goualeuse commence : enfant trouvée, elle fut élevée dans la misère par une vieille femme borgne au méchant caractère, dite la Chouette. Elle s’est enfuie puis est devenue chanteuse au Lapin-Blanc. Le Chourineur était équarrisseur. Son emportement contre un officier pendant la guerre lui a valu d’être condamné aux galères ; il a purgé sa peine durant quinze ans avant de trouver un travail honnête. Quant au défenseur de la Goualeuse, il se nomme Rodolphe et se dit peintre en éventails.

Le Maître d’école, un criminel qui s’est mutilé le visage afin de ne pas être reconnu par la police, entre dans le cabaret accompagné de la Chouette. La borgne reconnaît la Goualeuse et l’insulte. Rodolphe, indigné, provoque le criminel. La lutte n’a cependant pas lieu, car un individu qui entre dans le cabaret vient prévenir Rodolphe de l’arrivée de « Tom et Sarah ». Cet individu s’appelle Murph, c’est un esquire (plus bas titre de la noblesse anglaise) qui suit Rodolphe comme son ombre. Tous deux quittent le tapis-franc. Peu de temps après, deux bourgeois parlant anglais, les Tom et Sarah en question, arrivent au Lapin-Blanc et pose des questions sur Rodolphe. Sarah propose de payer le Maître d’école pour qu’il le capture. Tom et la Chouette prévoient de se retrouver demain dans un endroit discret à la campagne pour fixer les termes du marché. Caché dans l’ombre, le Chourineur a tout entendu.

Le lendemain, Rodolphe emmène Fleur-Marie à la campagne pour lui faire profiter de la nature. Ils rencontrent le Chourineur qui guette l’arrivée de la Chouette. L’ancien forçat leur apprend le coup monté et Rodolphe décide de retourner la situation : le Chourineur doit rester bien visible dans les parages afin d’empêcher Tom et la Chouette de se parler. Une fois Tom éloigné, l’ancien bagnard proposera à la Chouette de rencontrer Rodolphe le lendemain midi.

Rodolphe conduit ensuite la Goualeuse aux abords d’une ferme, à Bouqueval, puis lui annonce qu’elle pourra y vivre paisiblement loin des misères du tapis-franc. La gratitude de la jeune fille est immense. Dans cette ferme réside Mme Georges Duresnel, âme sauvée par Rodolphe d’un mari abominable. Elle se trouve malgré tout en proie à un tourment quotidien car elle est la mère d’un fils disparu que Rodolphe, depuis des années, cherche en vain.

Le lendemain midi, le jeune héros retrouve le Maître d’école et la Chouette pour leur proposer de voler soixante mille francs dans une maison laissée vacante par son propriétaire. Cette maison appartient en réalité à Rodolphe. Murph et le Chourineur doivent l’aider à capturer sur place le Maître d’école, qui est extrêmement fort au combat. Mais Rodolphe n’a pas le loisir d’aller prévenir ses amis : le Maître d’école, méfiant, exige de passer la journée avec lui au cabaret le Cœur-Saignant, tenu par Bras-rouge, le « correspondant mystérieux et habituel des forçats détenus au bagne ou libérés ». Le Maître d’école envoie la Chouette et Tortillard, le fils de Bras-Rouge, s’infiltrer dans la maison pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un traquenard. Au retour de la Chouette, qui affirme avoir vu l’argent, le criminel assomme Rodolphe et le jette dans un caveau destiné à se remplir lentement de l’eau de la Seine, puis le couple part faire le coup en duo. Heureusement, le Chourineur a suivi la Chouette et avec l’aide de Murph il parvient à capturer le Maître d’école, puis à sauver Rodolphe des eaux.

Rodolphe fait avouer au Maître d’école qu’il fut, sous le nom d’Anselme Duresnel, le mari de Mme Georges Duresnel. Il obtient également des informations relatives aux derniers endroits où a été aperçu François-Germain, le fils de Mme Georges. Ensuite, vient l’heure de la punition : Rodolphe demande à David, son médecin « nègre » personnel, de rendre aveugle le redoutable criminel. De cette façon il ne pourra plus user de sa force et sera obligé de songer au repentir.

 

Deuxième partie

 

Pour récompenser le Chourineur de son aide dévouée, Rodolphe lui offre une ferme en Algérie. Quelques jours plus tard, Murph va trouver Rodolphe à sa véritable résidence, à l’hôtel Plumet. Le gentilhomme a trouvé des informations sur l’origine de la Goualeuse : elle aurait été livrée à la Chouette encore bébé par Mlle Séraphin, femme de charge d’un certain notaire nommé Jacques-Ferrand, elle-même mandataire de personnages inconnus. Murph a également des pistes sur la disparition de François-Germain. Sa dernière résidence était au 17, rue du Temple, et seule sa voisine et amoureuse d’alors, Mlle Rigolette, semble en mesure d’indiquer son lieu de résidence actuel. Rodolphe se rend dans cette maison tenue par M. et Mme Pipelet, concierges fort bavards, et loue la chambre vacante de François-Germain.

Le narrateur stoppe ensuite le récit pour présenter davantage Tom et Sarah. Frère et sœur, le comte Tom et la comtesse Sarah Seyton de Halsbury sont écossais. Avec la ferme intention d’acquérir un haut titre de noblesse, dix-huit ans auparavant, ils se sont rendus en Allemagne rendre visite au Grand-Duc de Gerolstein, le père de Rodolphe. Celui-ci avait placé son fils sous la tutelle de Murph dès son plus jeune âge, afin qu’il acquière des bras vigoureux. L’éducation intellectuelle de Rodolphe fut ensuite assurée par un homme manipulateur, l’abbé Polidori. Au moment où les deux Écossais arrivèrent à la Cour, Rodolphe, très jeune, naïvement excité par les idées épicuriennes de l’abbé, constituait une proie facile pour Sarah Seyton. La comtesse mit tout en œuvre pour le séduire. En se mariant à Rodolphe, l’Écossaise serait devenue duchesse. Seulement, Sarah connaissait les principes du Grand-Duc sur le mariage, et savait que jamais il ne consentirait à marier son fils à une étrangère. Tom proposa donc à Rodolphe et à l’abbé Polidori de se marier secrètement. Craignant de susciter la colère de son jeune protégé s’il refusait, Polidori accepta. Une fois la cérémonie accomplie, Sarah fut bientôt enceinte. Quand le secret allait devenir difficile à garder, Rodolphe révéla le mariage à son père, qui s’en irrita fortement. Bouillant de colère, le jeune prince tira son épée contre lui. Murph s’interposa à temps et empêcha Rodolphe de commettre l’irréparable. Tom, Sarah et l’abbé, tous trois impliqués dans cette affaire, quittèrent précipitamment le duché. On se rendit compte que le mariage réalisé par Polidori n’avait aucune valeur légale, et que Rodolphe s’était fourvoyé sur l’amour de Sarah. Dévasté, le jeune prince décida d’expier son intention parricide en parcourant le monde pour sauver des âmes pures de l’injustice sociale.

 

Troisième partie

 

Le Maître d’école refait surface : malgré son infirmité, il a informé Tortillard et la Chouette d’un mauvais coup à jouer, commandité par Tom Seyton. Il s’agit de capturer Fleur-de-Marie. Mais le grand criminel aveugle est désormais inoffensif ; il dépend entièrement de ses deux complices qui le traitent comme une souillure. Pendant l’attente du passage de Fleur-de-Marie sur le chemin où les scélérats se sont embusqués, le Maître d’école se surprend à regretter de ne pas avoir entrepris le chemin d’expiation que lui avait réservé Rodolphe. Tom ordonne ensuite aux trois mercenaires d’enfermer la jeune fille de façon à la priver de communication avec le monde extérieur et elle est incarcérée à la prison de Saint-Lazare.

Pendant ces événements, Rodolphe se trouve occupé ailleurs : l’une de ses amies, la marquise Clémence d’Harville, est souffrante. Elle raconte au prince sa jeunesse : sa brave mère idéale mourut tôt, délaissée par un mari égoïste et aveuglé par une passion folle pour une jeune et sournoise maîtresse, Mme Rolland. Celle-ci prit le contrôle de la maison et décida du mariage de Clémence. Le choix de cette ignoble femme s’arrêta sur le marquis d’Harville, un homme épileptique. Clémence éprouva toute sa vie de la répugnance pour ce mari malgré la bonté et l’affection qu’il lui manifestait. Pour se défaire de sa présence, elle s’est laissé convaincre par une amie de tenter une amourette avec un bel et niais officier. Cette amie n’est autre que Sarah Seyton, qui agit ainsi par crainte que Rodolphe ne tombe amoureux de la marquise, ce qui contrecarrerait ses plans de le séduire à nouveau pour l’obliger à un véritable mariage. Pour épargner à Clémence davantage de tourments, Rodolphe l’invite à oublier son aventure et à compenser son ennui en participant à sa quête morale.

 

Quatrième partie

 

Au dernier étage de la maison 17, rue du temple, vivent les Morel. Famille nombreuse dont le chef de famille, lapidaire en faux, s’est vu accorder un prêt par le notaire Jacques-Ferrand pour débuter dans le métier. Louise Morel, sa fille aînée, travaille chez ce notaire. Jacques-Ferrand est un homme peu scrupuleux qui se pare d’une aura de probité en invitant chez lui des clercs. Louise a déjà connu plusieurs années malheureuses à son service jusqu’au jour où elle entend accidentellement une conversation entre Jacques-Ferrand et des brigands au sujet de l’assassinat d’une jeune fille à Asnières. Le notaire devine l’indiscrétion de Louise et projette de la tuer elle aussi, mais l’aînée des Morel démissionne.

Furieux, Jacques-Ferrand envoie des huissiers particulièrement brutaux chez les Morel. Par chance, Rodolphe se trouve être dans son appartement ce soir-là, et il rembourse les dettes de la famille. Le lendemain, Jacques-Ferrand envoie un policier arrêter Louise Morel qu’il accuse d’infanticide. Avant d’être emmenée, Louise a le temps d’expliquer à Rodolphe que le notaire a abusé d’elle et qu’elle a accouché secrètement d’un enfant mort-né quelques heures avant sa démission. Rodolphe apprend également que François-Germain était au service du notaire. Le jeune homme ne doutait pas de la probité de Jacques-Ferrand jusqu’à la démission de Louise.

Avec l’aide de Rigolette, Rodolphe découvre que François-Germain est détenu à la Force, une prison parisienne, en raison d’une supposée dette impayée à Jacques-Ferrand.

 

Cinquième partie

 

Le soir même, Rodolphe est invité chez les d’Harville. Au cours de la conversation, la vérité éclate au grand jour : Clémence d’Harville n’aimera jamais M. d’Harville. Le soir même, le marquis se suicide pour rendre la liberté à une femme qu’il aime éperdument, les lois de l’époque ne permettant pas le divorce.

Ce même soir, Clémence s’est rendue à la prison Saint-Lazare afin d’apporter son aide à Louise Morel sur les ordres de Rodolphe. Dans le quartier des filles, une ancienne prostituée, la Louve, sème la terreur. Récemment, la Goualeuse a réussi à éveiller un instinct de rédemption chez la Louve. Ce petit miracle est conté à Mme d’Harville par une inspectrice de la prison. Dans sa quête de charité, la marquise fait appeler la Goualeuse pour écouter son histoire. Elle comprend que le bienfaiteur de Fleur-de-Marie est Rodolphe, mais la nouvelle de la mort du marquis interrompt la conversation. Bouleversée, Clémence part dès le lendemain matin faire son deuil chez son père, en Normandie, mais oublie d’écrire à Rodolphe au sujet de la Goualeuse.

Le narrateur nous emmène chez Jacques-Ferrand, peu avant que Louise Morel quitte son service, et peu après la capture de la Goualeuse par le Maître d’école. Le notaire reçoit Sarah Seyton qui lui rappelle que dix-huit ans auparavant, ils ont conclu un marché et déclaré morte une jeune fille, qui n’est autre que Fleur-de-Marie. À présent, Sarah veut procéder à la démarche inverse pour légitimer l’enfant et pousser Rodolphe au mariage. Le notaire refuse, jugeant l’affaire trop risquée. Sarah rentre chez elle et convoque la Chouette, qui vient d’expédier Fleur-de-Marie à Saint-Lazare. En discutant, la Chouette comprend que c’est Sarah Seyton qui, par l’intermédiaire de Mlle Séraphin, lui a confié la Goualeuse il y a dix-huit ans. La vieille borgne entrevoit déjà la possibilité de faire chanter le notaire, soi-disant si probe, en menaçant de révéler au grand jour l’existence de Fleur-de-Marie. Mais ses pensées sont interrompues lorsqu’elle remarque des émeraudes et autres bijoux de grande valeur sur le bureau de Sarah. La Chouette poignarde la comtesse et s’empare du petit trésor avant de s’enfuir.

Plus tard dans la journée, la borgne se rend chez Jacques-Ferrand pour proférer ses menaces, mais le notaire la jette à la porte. Cependant, après réflexion, cette affaire l’inquiète gravement. Il organise alors le meurtre de Fleur-de-Marie avec des pirates d’eau douce, sorte de brigands vivant sur une île de la Seine. Son but est de noyer Fleur-de-Marie en faisant passer le meurtre pour un accident. Mlle Séraphin périra également, car le notaire ne veut pas prendre le risque de voir son associée de toujours, au courant de l’affaire, se révolter un jour contre ses ordres. L’homme qui se chargera de cette basse besogne se nomme Nicolas Martial. Sa famille, qui vit à Asnières sur l’île des Ravageurs, est divisée en deux camps : d’un côté se trouvent Nicolas, sa sœur Calebasse et leur veuve de mère, qui perpètrent ensemble de mauvais coups aux côtés de Bras-Rouge ; de l’autre se trouve seul le fils aîné, Martial, amant de la Louve, un pêcheur au cœur brave. Restent au milieu François et Amandine, deux enfants encore très jeunes. Martial a décidé de les soustraire à l’influence néfaste de la veuve mais, bien décidée à garder ses enfant, celle-ci fait enfermer Martial dans sa chambre pour le laisser mourir lentement de faim. Puis elle part attendre Mlle Séraphin sur les quais de l’île avec Nicolas et Calebasse.

 

Sixième partie

 

Le narrateur effectue un retour en arrière : Mlle Séraphin est allée chercher la Goualeuse à Saint-Lazare. À la sortie de la prison, Fleur-de-Marie a croisé Rigolette, qui se dirigeait vers la prison de la Force où est emprisonné François-Germain. Les deux jeunes femmes ont un peu discuté, puis Mlle Séraphin a emmené la Goualeuse sur l’île des Ravageurs en prétextant que ses bienfaiteurs l’attendaient en ce lieu.

 

Septième partie

 

Alors que Fleur-de-Marie est emmenée sur l’île, la Louve est libérée de prison quelques jours avant la fin de sa peine, en raison de sa conduite exemplaire inspirée par les bonnes paroles de Fleur-de-Marie. Elle fonce vers l’île des Ravageurs pour retrouver Martial. Arrivée sur place, elle entend un cri de détresse et accourt sauver la Goualeuse de la noyade.

Le riche comte de Saint-Rémy – il s’est établi sur cette île de la Seine parce qu’il déteste Paris – et son docteur personnel, le Dr Griffon, se promènent lorsqu’ils entendent le cri de la jeune femme. Témoins de la noyade, ils vont ramener Fleur-de-Marie inconsciente à l’hospice du Dr Griffon pour l’y soigner. La Louve, elle, va délivrer Martial de sa prison. Mlle Séraphin n’a pas survécu à la noyade ; quant à Nicolas, Calebasse et la veuve, ils se sont déjà éloignés du lieu du crime, et font voile vers le Cœur-Saignant, invités par Bras-Rouge pour discuter d’un mauvais coup.

Bras-rouge a également convoqué la Chouette et Tortillard – le Maître d’école, pour sa part, a été enfermé dans un des caveaux du Cœur-Saignant par la Chouette, peu après avoir envoyé Fleur-de-Marie à Saint-Lazare. La borgne prend un malin plaisir à le maltraiter. Bras-rouge a ainsi réuni tous ces hors-la-loi pour les entretenir d’un vol de diamants qu’il prépare. Il s’agit en réalité d’un traquenard : Bras-rouge aide de temps à autre le commissaire Narcisse Borel à repérer des malfrats, en échange de quoi le directeur du tapis-franc peut tranquillement mener son commerce. Toutefois, la Chouette est étranglée par le Maître d’école avant l’arrestation, pour s’être trop approché de la bête enragée en cherchant à cacher les émeraudes dans le caveau.

Durant ces événements, Rodolphe s’est occupé du cas de Jacques-Ferrand. La philosophie du prince est de punir le mal par le mal : il a donc fait quérir Cecily, une Créole qui fut l’épouse de son docteur personnel. La fourbe et dangereuse tigresse doit harceler Jacques-Ferrand jusqu’à exercer un empire absolu sur l’homme. Le notaire l’engage pour remplacer Louise Morel et le jeu de séduction de Cecily est si efficace que Jacques-Ferrand devient son esclave.

Rodolphe a par ailleurs envoyé Murph en Normandie. En effet, par une lettre de Clémence, le prince a eu vent de la détérioration de la santé de M. d’Orbigny, le père de la jeune veuve. Mme Rolland – devenue Mme d’Orbigny – a convoqué l’abbé Polidori pour le soigner. Ces deux perfides personnages ont convenu d’empoisonner le père de Clémence puis de se partager sa fortune dont doit hériter Mme d’Orbigny. Murph arrive à temps pour faire réaliser des analyses du contenu des fioles administrées par Polidori à M. d’Orbigny : il se trouve qu’un poison lent et sûr y a été incorporé. M. d’Orbigny est désormais obligé de voir la réalité en face : la femme qu’il a tant aimée n’en avait toujours voulu qu’à son argent. Mme d’Orbigny est mise en quarantaine ; quant à l’abbé Polidori, Murph le ramène à Paris.

 

Huitième partie

 

On apprend que le Chourineur est revenu brusquement à Paris car il se sent trop attaché à Rodolphe – le genre d’attachement qu’un chien éprouverait envers son maître. Le prince de Gerolstein confie au Chourineur le sauvetage de François-Germain. Celui-ci se trouve alors détenu dans une cellule commune avec d’autres prisonniers, de vrais criminels. Parmi eux se trouvent Nicolas Martial, récemment incarcéré, et un grand maigre nommé le Squelette. Les deux malfrats planifient une évasion et, de peur que François ne les dénonce, le Squelette se prépare à l’assassiner.

Le Chourineur se débrouille pour se faire arrêter et mettre en prison. On l’emmène juste à temps dans la cellule de François, et l’ancien forçat repousse habilement les assauts du Squelette. Rodolphe écrit ensuite des lettres qui permettent la libération du Chourineur et de François.

Le prince envoie l’abbé Polidori chez Jacques-Ferrand. Pour expier ses crimes, il doit obliger le notaire à ouvrir une banque pour les pauvres dans les quartiers populeux de Paris. Mais répugné par tant d’obligations philanthropiques et déchiré par le mépris de Cecily, Jacques-Ferrand se suicide.

 

Neuvième partie

 

Pendant ce temps, Rodolphe est appelé par Sarah Seyton, dont la blessure cicatrise lentement. La comtesse révèle au prince que la Goualeuse est leur fille. Des rumeurs courent sur la noyade de Fleur-de-Marie, et Rodolphe est au désespoir. Sarah qui, clouée au lit, n’avait pas eu vent de ces nouvelles, subit un énorme choc émotionnel, ce qui surprend Rodolphe qui la pensait cynique au point de faire passer son ambition avant toute chose.

Heureusement, Clémence d’Harville va bientôt détromper Rodolphe. En revenant de Normandie, elle est allée s’enquérir à l’hospice de la santé d’une vieille connaissance, Mlle de Fermont… et a remarqué que Fleur-de-Marie s’y trouvait également. La marquise ramène donc Fleur-de-Marie au prince avant d’aller faire libérer Louise Morel de prison.

Sarah meurt quelques heures après avoir appris que sa fille était vivante. Rodolphe révèle à Fleur-de-Marie son origine et sa haute naissance, puis ils portent le deuil.

 

Dixième partie

 

Le deuil du prince est terminé. L’amour mutuel qui lit Clémence et Rodolphe les pousse à décider un mariage prochain. Rodolphe et Fleur-de-Marie décident de partir à Gerolstein pour préparer le mariage tandis que Clémence est retenue en France par la mort de son père. Le jour du départ du prince, c’est le carême : les habitants de Paris défilent déguisés. Le fiacre de Rodolphe se retrouve coincé dans une foule hideuse, parmi laquelle figurent le Squelette et Nicolas. Tous deux ont réussi à s’échapper de la Force. Le Squelette se précipite sur ce fiacre de riches en pensant pouvoir y voler quelque chose. Rodolphe prend peur pour sa fille et sort de la voiture pour repousser le Squelette. Ce dernier tire un long couteau et se jette sur le prince. Heureusement, le Chourineur veille au grain : il a suivi discrètement Rodolphe tel un ange gardien. L’ancien bagnard s’interpose entre Rodolphe et le criminel ; il reçoit le coup de couteau et meurt à la place du prince. Le Squelette s’enfuit.

 

Épilogue

 

Des mois plus tard, en Allemagne, le prince de Gerolstein et la marquise d’Harville se marient, mais Fleur-de-Marie, nommée officiellement « la princesse Amélie », éprouve encore les douloureux souvenirs de sa vie passée. Elle se résigne à une vie de privation et d’austérité en devenant sœur dans l’abbaye de Sainte-Hermangilde. Cependant, sa fragilité émotionnelle et son zèle religieux ont raison de sa santé : elle meurt le 13 janvier, jour maudit où Rodolphe avait tiré l’épée contre son père.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >