Lettres de mon moulin

par

Le charme des régions

Dans ses différents récits, Alphonse Daudet nous fait très régulièrement la description de beaux et verdoyants paysages de la Provence. Le soleil semble être souvent au rendez-vous, les montagnes sont recouvertes d'herbes étincelantes et les nuits superbes. Dans chacun ou presque de ses récits, l'auteur nous fait voyager au cœur de paysages qu'il apprécie tout particulièrement.

Les descriptions sont souvent très vives et très détaillées, permettent au lecteur de se représenter de la manière la plus juste le paysage dans lequel le personnage de l'histoire évolue. Dans Les Étoiles, par exemple, l'auteur nous donne un aperçu de la Provence après la pluie : « la montagne luisante d'eau et de soleil, j'entendis parmi l'égouttement des feuilles et le débordement des ruisseaux gonflés, les sonnailles de la mule, aussi gaies, aussi alertes qu'un grand carillon de cloches un jour de Pâques. ». Dans La Chèvre de M. Séguin, la montagne est décrite en détail ; sa description se fait sur un ton d’autant plus exalté qu'elle est vue par les yeux de la chèvre, heureuse d'être enfin libre : « De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux […] la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là-haut, en bas, partout ». Et ainsi de suite, dans plusieurs histoires, le lecteur découvre la Provence sous toutes ses coutures et par tous les temps : sous la neige dans Ballades en prose, sous un soleil de plomb dans Les Deux Auberges, etc. Ces descriptions sont emplies d'adjectifs mélioratifs : « agréable », « belle »,...

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