Poil de Carotte

par

Conclusion

Poil de Carotte constitue un exutoire pour l'auteur qui, en mettant en avant les injustices subies par un héros somme toute assez particulier, se détache de l'histoire qu'il raconte en même temps qu'il se détache de son vécu. Ce détachement intervient à travers la dramatisation voire la violence de certains épisodes, mêlés à l'humour et au cynisme. Le lecteur ne peut s'empêcher de rire devant l'aplomb du personnage, comme il ne peut s'empêcher de se révolter devant le cruel manque affectif dont son enfance est baignée, ou encore de s'attendrir des rares moments où pointe l'amour. En définitive, ce roman constitue une très bonne approche de la psychologie enfantine car il dévie, selon la volonté même de l'auteur, notre perception de l'enfant.

« L'enfant, Victor Hugo et bien d'autres l'ont vu ange. C'est féroce et infernal qu'il faut le voir. [...] L'enfant est un petit animal nécessaire. Un chat est plus humain. Non l'enfant qui fait des mots, mais celui qui enfonce ses griffes dans tout ce qu'il rencontre de tendre. » (Journal, 18 février 1890)

Il y aurait donc matière à nourrir de l’œuvre de Renard...

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Dissertation à propos de Poil de Carotte