Cellulairement

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Introduction

 Paul Marie VERLAINE est un poète né à Metz, en France, le 30 mars 1844. Son père est un militaire dont la démission conduit la famille à aller s’installer à Paris en 1851. A l’époque, le petit Paul n’est âgé que de sept ans et est donc inscrit en pension où il suit des études jusqu’à l’obtention de son baccalauréat en 1862. Inconditionnel de BAUDELAIRE, il s’essaie à la poésie, et fait paraître son premier recueil de poèmes intitulé « Poèmes Saturniens ». S’en suivront plusieurs autres qui révèleront l’immensité de son talent. Au nombre de ceux-ci, figure « Cellulairement ». La plus grande caractéristique de cette œuvre réside sans doute dans le fait qu’elle allie le talent du poète aux tourments de l’homme, car elle est écrite alors que VERLAINE était incarcéré. Deux thèmes essentiels peuvent être tirés de cette œuvre et renferment un certain paradoxe, car ils sont la preuve indubitable qu’en dépit de l’apparente hostilité d’un milieu, et notamment d’une cellule dans le cas d’espèce, le talent peut rester intact et constituer une alternative à l’incarcération.


On a gardé peu d’indications sur l’élaboration de Cellulairement. Le recueil en question, en effet, est considéré comme mineur dans la bibliographie du poète. Il aura fallu attendre – preuve ultime du peu de considération à son égard – les années 2000 pour qu’il soit publié seul, comme une œuvre à part entière, et non plus comme une annexe accessoire au recueil Romances sans paroles. Pourtant, Cellulairement, bien qu’inachevé, a été composé dans des conditions passionnantes : Verlaine, emprisonné parce qu’il a tiré sur Rimbaud son amant, entame la rédaction de ce recueil, dont la cellule du titre, équivoque, semble renvoyer à la fois à sa situation carcérale et au repli sur soi que, dans cette situation, il est contraint d'opérer.

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Dissertation à propos de Cellulairement