Contes et nouvelles en vers

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Les Souhaits ridicules

Un pauvre bûcheron rencontre dans un bois Jupiter, qui lui offre la possibilité de faire trois souhaits, qu’il exaucera. Ne voulant pas gâcher une telle opportunité, l’homme garde ses vœux pour plus tard, et demande conseil à sa femme qui lui suggère aussi d’attendre un peu. Il s’allonge alors au coin du feu et prononce ces paroles :

« Pendant que nous avons une si bonne braise,

 Qu’une aune de boudin viendrait bien à propos ! »

Un boudin surgit alors de la cheminée. La femme, en colère contre son mari, le sermonne pour avoir utilisé un souhait pour une aune de boudin, et lui ordonne d’aller couper du bois. Ronchonnant contre sa femme, le bûcheron dit alors, sur son chemin :

« Les hommes, disait-il, pour souffrir sont bien nés ! 

Peste soit du boudin et du boudin encore ; 

Plût à Dieu, maudite pécore, 

Qu’il te pendît au bout du nez ! »

C’est alors qu’un boudin s’attache au nez de l’épouse étonnée. Devant une telle situation, le bûcheron pense que sa femme serait malheureuse d’être condamnée à rester ainsi, même si elle avait de l’argent et même si elle devenait reine ; il utilise alors son dernier vœu pour la soulager de son fardeau.

 

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