De rerum natura

par

Livre III

Suivant le même geste qu’au livre II, Lucrèce reprend deséléments introduits dans le livre I pour les développer, ici l’ignorance de lanature de l’âme et la crainte de la mort, lesquels nuisent à la sérénité quedoit viser tout homme pour espérer être heureux.

         Pour Lucrèce,l’âme et l’esprit sont matériels : ils sont faits d’atomes et sont desparties du corps à part entière, l’esprit étant situé dans la poitrine, etl’âme qui lui obéit dans la totalité de l’être. Si ce propos est trèssubversif, Lucrèce, en revanche, n’a rien d’original quand il développe ensuiteune théorie qui rappelle la théorie dite « des humeurs », qui étaitacceptée à l’époque, et qui le sera encore jusqu’au XIXe siècle.

         Dans ledernier mouvement de ce troisième livre, Lucrèce explique pourquoi la peur dela mort n’est pas sensée. En effet, comme l’âme est une partie du corps, elleest comme lui mortelle et ne peut vivre indépendamment de lui. Cette certitudedissout l’angoisse puisque, quoi qu’il arrive, il n’y aura pas d’« après ».La mort est inévitable, que l’on soit jeune ou vieux, que l’on soit riche oupauvre. Il n’y a pas d’errance éternelle de l’âme déchue, pas de paradis, pasd’enfer.

         Lucrèce, aupassage, réfute certaines théories platoniciennes qui prétendent que l’âmeentre dans le corps après la conception ou la naissance.

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