La Femme de trente ans

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Chapitre III : À trente ans

Charles de Vandenesse est un jeune homme d’environ vingt-six ans,déjà « lassé des femmes ». Rattaché à un ministre plénipotentiaireenvoyé au congrès de Laybach, en Autriche, il doit se préparer à quitter Paris.Avant son départ pour l’Italie il s’offre de participer à une dernière fête, unbal donné par la marquise Firmiani, une riche Italienne qui lui remet quelqueslettres de recommandation pour « deux ou trois des plus aimables femmes deNaples ». Lors du bal, l’entendant monologuer sur les femmes de Paris, lamarquise l’interrompt et le conduit au-devant de Mme d’Aiglemont. Les deuxjeunes gens s’entendent immédiatement bien, mais Mme d’Aiglemont se refuse àaimer Charles car en elle résonnent encore les paroles du curé. Charles tentealors de l’aimer « platoniquement », en « s’incrustant presquedans la maison », en « respirant l’air de Mme d’Aiglemont »pendant quelques mois. Bien entendu la jeune femme se rend compte que Charlesest secrètement amoureux d’elle, et si elle cherche à l’ignorer, cela pose desdifficultés qui s’accroissent de jour en jour : elle se rend bien compte qu’ilrègne entre elle et M. de Vandenesse une « parfaite entente d’âme ».Sur le point de se laisser emporter par l’amour qu’elle refoule et d’abandonnertoute sagesse, la marquise déclare à Charles : « j’accepte un ami, jefuirais un amant » – paroles qui selon le narrateur omniscient constituentson « dernier effort de sagesse ». Charles s’en va, amer, pourrespecter de son mieux sa prière.

Il ne revient pas avant six jours. Pendant ce tempsMme d’Aiglemont s’émeut de plus en plus de son absence et n’arrive plus àrefouler son amour. Au retour de Charles, elle lui signifie qu’elle a senti lalongueur de son absence en déguisant sa plainte sous un sourire. L’émotion quisaisit Charles à cet instant permet alors à Mme d’Aiglemont de comprendre que lasouffrance qu’ils ont ressentie est la même et les deux êtres se laissent aimerl’un l’autre. Balzac décrit ce bonheur comme un paradis, un ciel pur quel’artiste ne peut que peindre de travers. Bientôt les deux amants s’appellententre eux Charles et Julie. Un jour, Charles ose déposer un chaste baiser surla joue de Julie. Soudainement Victor d’Aiglemont, le mari de Julie, rentredans la pièce et annonce que le ministère a changé, et que Charles a de belleschances d’être ambassadeur.

 

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