La Femme de trente ans

par

Julie d’Aiglemont

Dès les premières pages du roman, Julie d’Aiglemont est présentée comme étant une jeune fille d’une grande beauté. Elle est victime de sa beauté autant que de la médiocrité du mari qu’elle s’est choisi contre l’avis de son père.

« Les mouvements de la marche relevaient par instants la robe de la jeune fille, et permettaient de voir, au-dessus des brodequins, la rondeur d’une jambe finement moulée par un bas de soie à jours […] Une douce malice animait ses beaux yeux noirs, fendus en amande, surmontés de sourcils bien arqués, bordés de longs cils, et qui nageaient dans un fluide pur. La vie et la jeunesse étalaient leurs trésors sur ce visage mutin et sur un buste, gracieux encore, malgré la ceinture alors placée sous le sein ».

Elle fera une découverte brutale de la sexualité et deviendra une épouse malheureuse, que seule la comtesse de Listomère-Landon parviendra à distraire de sa détresse. Elle souffrira de son mariage raté et du comportement de son époux qu’elle aime autant qu’elle le déteste.

Balzac en fait une femme infidèle, mais parvient à la présenter non pas comme l’auteur d’une transgression, mais comme une victime qui aurait été conduite malgré elle à chercher hors de son mariage le bonheur qui lui fait défaut.

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