La Femme de trente ans

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Chapitre VI : La vieillesse d'une mère coupable

On retrouve Julie à cinquante ans dans un hôtel parisienqui appartient à Moïna Saint-Héreen, devenue comtesse, mais qui se révèle enoutre être une enfant capricieuse et gâtée. Elle néglige sa mère à qui ellen’accorde que peu d’attention. Julie vit dans une solitude morne où elleremâche sans cesse son passé et ses douleurs.

Pendant six mois le comte de Saint-Héreen partpour une mission politique, et Moïna en profite pour prendre un amant, Alfred,le fils légitime de Charles Vandenesse, son demi-frère. Julie s’en aperçoit ettente alors de l’instruire « du danger qu’elle court » comme l’a faitson père puis Mme de Listomère pour elle-même. Bien évidemment, là encore, lajeune fille reste froide aux sages conseils qui lui sont prodigués. D’assisteren spectatrice au drame de sa vie – le mariage hâtif, bâti sur un amour dejeunesse, gâchant les opportunités futures – constitue pour Julie une terriblepunition. Elle ne réussit pas à supporter ce supplice et en meurt. Moïna, considérantsoudain sa mère sous un nouveau jour, sortant de sa torpeur quotidienne,« sans doute réveillée par la douleur », devant la famille qui larejoint pour cet événement funeste, apparaît comme un « remordsvivant » et dit « d’une voix creuse : – j’ai perdu ma mère ».

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