La Guerre de Troie n'aura pas lieu

par

Acte I

Surles remparts de la ville de Troie, Andromaque et Cassandre discutent : laguerre est imminente.  Andromaque espèreque son mari Hector reviendra à temps d’une campagne pour accueillir l’envoyédes Grecs, venu récupérer Hélène. La jeune femme a été enlevée par Pâris àMénélas, roi de Corinthe, qui a rassemblé tous les Grecs pour déclarer leshostilités contre Troie. Cassandre, elle, ne prédit que guerre et désolation.Hector arrive et Andromaque lui apprend qu’elle attend un enfant de lui. Lesdeux époux sont persuadés que la guerre dont revient Hector est la dernière : « Hector: Laissons les guerres, et laissons la guerre… Elle vient de finir. Elle t’apris un père, un frère, mais ramené un mari. »

         Ils discutent tous deux des combats etdes transformations qu’ils produisent dans l’âme des hommes. Andromaque annoncealors à Hector la situation : la guerre ne pourra être évitée que si Pâris rendHélène à Ménélas. Hector pense pourvoir convaincre le jeune Troyen amoureux. Pârisarrive alors, amené par Cassandre, et Hector l’interroge. Il tente deconvaincre, puis d’obliger Pâris à rendre sa maîtresse, lequel refuse. Unrecours à Priam, le roi de Troie, ne servirait à rien selon Cassandre, car lajeune Grecque a envoûté par sa beauté tous les vieillards de la ville qui ne voudronts’en séparer pour rien au monde.

         La cité semble en effet en proie à un amourpassionnel pour la captive : seul Hector refuse de la voir et œuvre pourla paix. Devant Priam, Hector rencontre à nouveau un échec. La beauté d’Hélènesemble balayer toutes les raisons troyennes : « Hector : Je vouscomprends fort bien. À l’aide d’un quiproquo, en prétendant nous faire battrepour la beauté, vous voulez nous faire battre pour une femme. » La scènese divise ainsi en deux : d’un côté se trouvent les vieillards et Pârisqui défendent Hélène au nom de la beauté et de l’amour qu’elle inspire, del’autre Hector et les femmes (Hécube – la femme de Priam – et Andromaque) quitentent de les convaincre d’éviter une guerre.

         C’est alors que Pâris présente Hélène àHector : cette dernière affirme ne pas vouloir retourner en Grèce, car elle« adore obéir à Pâris », même si elle avoue ne pasparticulièrement l’aimer. La légèretédes autres réduit sans cesse à néant les efforts du héros pour éviter unmassacre. Hector tente de lui peindre l’atrocité et la monstruosité de laguerre : il arrive à la convaincre de se plier à ses ordres. Un messagerarrive entretemps pour annoncer à Hector que les prêtres refusent au nom desdieux de « fermer les portes de la guerre ».

Seules,Cassandre et Hélène échangent leurs visions : la Grecque voit la Paixvenir à elle, malade et translucide, s’éteignant peu à peu.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Acte I >