Les Diaboliques

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Les diaboliques, sources de corruption et de perdition

La présentation peu enviable que l’auteur fait des femmes semble être une mise en garde aux hommes. Les femmes sont diaboliques, poison fatal, ne vous laissez pas avoir par leur air angélique. C’est le message de ce corpus et Aurevilly le souligne tout au long des six chapitres. Vecteurs à la fois du bien et du mal, les femmes sont terrifiantes principalement à cause de l’énigme et du paradoxe qu’elles constituent. Est-ce dire que les hommes sont parfaits ? Ils pourraient l’être si les femmes ne plantaient pas en eux le germe, la graine du mal. Haute-claire en est la parfaite illustration. Elle se fait embaucher sous le nom d’Eulalie par la Comtesse du Cantor car elle est la maîtresse de l’époux de cette dernière. Loin de s’en satisfaire, elle tue la comtesse en orchestrant savamment son empoisonnement. C’est une femme perfide qui gagne la confiance de la Comtesse afin de l’éliminer plus aisément. C’est un projet planifié, calculé qu’elle mène à bien. C’est la même image qui ressort du dernier chapitre « La vengeance d’une femme » dans lequel l’auteur montre l’infidélité de la duchesse de Sierra Leone qui se venge de son mari en se comportant comme une prostituée pour entacher l’image du duc. À cause de son infidélité, son époux jaloux tue son amant. Artisan du mal, la femme, pousse l’homme à commettre des actes vils. Comble de l’ironie, elle se venge car son époux a tué son amant. Au lieu de se repentir, la femme, tel le diable incarné renchérit de plus belle en cruauté.

Au final, nous pouvons dire que les diaboliques dont parlent l’auteur sont les femmes. Elles sont cruelles, perverses, mesquines, méchantes. Objets de convoitise et d’admiration, elles se servent de leur enveloppe pour corrompre l’âme des hommes...

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Dissertation à propos de Les Diaboliques