Mon enfance en Allemagne nazie

par

Ernst Koehn ou Vati

On ne sait quasiment rien de son physique,
hormis qu’il a toujours été mince et qu’en 1942, il se trouve être
« maigre et blême », et qu’il a « l’air fatigué et
hagard ». Son « visage habituellement ouvert et amical » devient
plus dur au fil de la guerre. Il se montre souvent furieux contre la politique
d’Hitler.

Comme sa femme Grete, dont il est l’aîné de
onze ans et qu’il rencontre dans ce contexte, il fut un militant actif dans ses
jeunes années. Il joue de la guitare et a une voix de ténor. Il est électricien
à la Compagnie électrique de Berlin, ce qui est un bon poste pour ses
beaux-parents. C’est un grand lecteur et même un passionné de livres, chasseur
de trésors chez les bouquinistes les jours de paie. Les autodafés commandés par
Hitler ne peuvent que le mettre en rage !

Il se montre attentif à éveiller sa fille Ilse
aux réalités de la vie ; il ne souhaite pas l’élever dans un cocon. Dès
petite, alors qu’elle pleure parce que son ballon a éclaté, il lui
glisse : « Arrête de pleurer. La vie, ce n’est pas seulement des
ballons ! » Ilse pense que c’est la vie réelle, et ses injustices,
qui mettent en réalité son père en colère. C’est un homme de caractère qui se
bat plusieurs fois pour sa fille : face à Frau Katscher, à la mentalité
rétrograde, pour que sa fille ait accès au lycée, puis face aux responsables
des Jeunesse hitlériennes lorsqu’il vient retirer Ilse du troisième et dernier
camp où la guerre l’a envoyée.

Comme sa mère est née juive, dans la
classification nazie, il est considéré comme un « Mischling premier
degré » à partir du moment où sont promulguées les lois contre les Juifs. 

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Ernst Koehn ou Vati >