Mon enfance en Allemagne nazie

par

Margarete Dereck, Grete ou Mutti

La mère d’Ilse est dite dès les premières lignes d’une beauté exotique. Plus loin, Ilse ajoute qu’elle a une peau « sans défauts et aussi douce qu’elle le paraît », ainsi que « de grands yeux couleur noisette », « un visage inhabituel, exotique, mystérieux ».

Au lieu de faire les études de musique auxquelles son maître de chorale destinait sa « belle voix d’alto », elle deviendra petite main puis apprentie couturière dans une maison de couture chic de Berlin. Jeune, elle craint ses parents et veut s’émanciper rapidement d’eux. Elle est active parmi les jeunes membres du parti social-démocrate, où elle rencontre Ernst Koehn, son mari. C’est visiblement une jeune femme moderne, qui suit même pendant ses vacances un stage sur les droits de la femme.

Lors de l’accession d’Hitler au pouvoir, elle et son mari sont parmi les cent mille ouvriers qui manifestent contre lui. Femme sensible, une dépression nerveuse la mène au sanatorium après le divorce d’avec son mari. Elle essaie ensuite de suivre des études pour devenir couturière, mais sa mère ne cesse de lui donner des tâches qui l’empêchent de réaliser ses travaux pour l’école. Elle paraît particulièrement soumise vis-à-vis de Grossmutter, ne se rebelle jamais contre elle.

Du fait des tâches qui lui incombent à la maison comme au dehors, et de la séparation d’avec son mari, elle se trouve souvent distante d’Ilse, qui en souffre beaucoup. Grete sait cependant se faire pardonner et exprimer son amour à sa fille en plusieurs occasions.

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