Chronique d'une mort annoncée

par

Angela Vicario

Angela Vicario est la cousine du narrateur, c'est la jeune mariée qui, au soir de ses noces, dénonce Santiago Nasar comme l'homme qui a pris sa virginité. « Angela Vicario était la plus jolie des quatre [sœurs]. Pourtant, son air désemparé et sa pauvreté d'esprit s’aggravaient avec les années. [...] À tel point qu'en apprenant que Bayardo San Roman voulait l'épouser, beaucoup pensèrent qu'il s'agissait d'une mauvaise farce de l'étranger. » Cela dit, elle n'aime pas Bayardo et ne se réjouit pas à l'idée de se marier avec lui : « Imagine un peu, [...] je me serais presque réjouie qu'il oublie de venir [au mariage] », dira-t-elle plus tard à son cousin.

Elle n'a rien d'une oie blanche, elle sait ce qu'est la virginité exigée d'une jeune mariée. Elle se confie à deux amies, qui « lui avaient enseigné des filouteries de bonne femme pour qu'elle feigne de perdre son pucelage et qu'elle puisse déployer au soleil dans le patio de sa maison, au matin de son premier jour de jeune mariée, le drap de fil avec la tache rouge de l'honneur. » Mais quand arrive le moment de mettre en œuvre ces moyens de dissimulation, elle ne les utilise pas et son mari découvre la vérité : Angela a connu un autre homme. Son mari la ramène alors chez ses parents, où sa mère la roue de coups sans lui poser de question, sans demander une explication. Elle est forcément coupable. Puis elle livre un nom à ses deux frères : elle dénonce Santiago Nasar comme celui qui lui a...

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