Chronique d'une mort annoncée

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CHAPITRE 3

Les deux frères d’Angela, Pedro et Pablo, décident de laver l’honneur de la famille en tuant le jeune amant. Ils vont à la porcherie pour s’emparer de deux gros couteaux. On les croit d’abord saouls, mais Pablo finit par avouer qu’ils prévoient de tuer Santiago. L’information ne génère aucune action particulière ; elle est perçue comme une forfanterie, ou ceux qui s’y opposent le font sans logique (comme le colonel en retraite Lazaro Ponte qui exige des deux frères de lui remettre leur couteau, sans considérer qu’ils peuvent s’en procurer d’autres), ou encore, elle réjouit certains pour des raisons matérielles ou racistes, puisque la famille de Santiago est d’origine arabe. Les frères vont boire un verre au bar.

         La police est avertie, et le colonel Lazaro Aponte vient confisquer les couteaux. Il dit aux deux frères de rentrer chez eux. Il avouera plus tard faire partie de ceux qui pensaient qu’ils bluffaient.

         Les frères Vicario rentrent effectivement chez eux, mais pour s’emparer de deux autres couteaux. Ils les aiguisent et, malgré les arguments de leur entourage, ils retournent au bar, les couteaux enveloppés dans du papier journal. La gérante leur sert du rhum, dans l’espoir de les saouler et d’annihiler chez eux toute envie d’agir.

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