Chronique d'une mort annoncée

par

Passivité de la raison, force de la coutume et pression sociale

Les jumeaux Vicario nourrissent-ils quelque vieille rancœur contre Santiago Nasar ? Il semble que non. En tout cas, rien dans leur comportement dans les heures qui précèdent le crime ne le laisse supposer. Le narrateur les présente ainsi : « les frères Vicario, qui restèrent à boire avec nous et à chanter avec Santiago Nasar, cinq heures avant de l’assassiner. » Mais quand leur sœur est ramenée à la maison familiale par le mari bafoué, c’est eux que la mère fait venir, c’est eux qui arrachent un aveu à la jeune femme. En tant que mâles, il leur appartient de venger l’honneur familial. Et les voilà bien ennuyés.

         D’abord, Pablo, n’est guère enthousiaste, et c’est son frère Pedro qui doit le convaincre : « Ce fut Pedro Vicario qui, selon ses propres aveux, prit la décision de tuer Santiago Nasar, alors que son frère, dans un premier temps, se contenta de le suivre. » Alors les deux frères partent en quête du coupable. Et ils prennent leur temps. « Jamais mort ne fut davantage annoncée. » En effet, ils font part de leur intention à tous ceux qu’ils croisent : « Nous allons tuer Santiago Nasar. 

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