Chronique d'une mort annoncée

par

CHAPITRE 1

Le récit, qui se caractérise par sa non-linéarité et sa potentielle non-exactitude, commence le jour de la mort de Santiago Nasar. Ce jour-là, il se réveille à l’aurore pour assister à l’arrivée de l’évêque local. L’évêque se déplace en bateau pour bénir le mariage d’un homme riche, Bayardo San Roman, originaire d’une autre ville, avec Angela Vicario, une jeune fille du village, qui a eu lieu la veille. Santiago se souvient, au réveil, avoir rêvé d’arbres. Ici, le narrateur, pour bien rappeler qu’il ne fait qu’une sorte de résumé a posteriori des faits, précise que les gens divergent sur le sujet de la météo, certains disant qu’il faisait nuageux, et d’autres que c’était plutôt ensoleillé (la cuisinière cependant est certaine qu’il ne pleuvait pas). Santiago, tout le monde est d’accord là-dessus, était de bonne humeur. Au fil du chapitre, on apprend que Santiago vit avec sa mère, Placida Linero, sa cuisinière, Victoria Guzman, et la fille de cette cuisinière, Divina Flor. On comprend aussi que Santiago a vingt-et-un ans et qu’il a abandonné ses études pour reprendre l’hacienda familiale lorsque son père est décédé. Santiago est un personnage gai et discret, aimé par les gens du village et qui ne se mêle pas des affaires des autres. Toutefois, comme son père, il abuse sexuellement des jeunes servantes qui travaillent sous ses ordres, sans que cela ne se sache dans le village.

         Toute la maisonnée est réveillée à l’approche du bateau de l’évêque. Santiago, car il a gardé ses beaux vêtements de la veille, décide de sortir par la porte de devant, qui est habituellement fermée. Un mot, glissé sous la porte, prévient Santiago, mais ce mot ne sera retrouvé que plus tard, longtemps après la mort du jeune homme. Comme un présage, quand Santiago sort de chez lui, le bateau arrête de sonner, et les coqs commencent à chanter. Pendant que tout le monde se dirige vers le port, les deux hommes qui ont prévu de tuer Santiago, les jumeaux Pedro et Pablo Vicario, attendent dans au bar, la seule enseigne ouverte si tôt dans le village. Ils portent eux aussi leurs vêtements de la veille, et ont à la main des poignards enveloppés dans du papier journal.

         À la déception des villageois qui lui avaient préparé des cadeaux, l’évêque ne descend pas du bateau et se contente de saluer, debout sur le pont, jusqu’à ce que le bateau reparte. Santiago se fait inviter pour le petit-déjeuner par Margot, la sœur du narrateur, qui le trouve séduisant. Il accepte, mais tient à se changer avant tout.

         Beaucoup de gens au port savent que Santiago est menacé, mais ils ne le préviennent pas car ils pensent qu’il a désormais lu le mot sous la porte qui le mettait au courant. Margot apprend que la veille Angela Vicario a été renvoyée chez ses parents quand son mari a découvert qu’elle n’était plus vierge. Elle se doute que Santiago est plus ou moins impliqué dans l’affaire. Elle prévient sa mère, mais il est déjà trop tard.

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