Electre

par

Agathe: la passion de la jeunesse

Agathe est la femme du Président, elle est belle et animée par les passions de la jeunesse. Au contraire d’Électre qui semble avoir plus ou moins le même âge, Agathe se laisse aller à une vie simple et dénuée de grands idéaux.

         Dans le premier acte de la pièce, Agathe se présente comme une épouse dévouée à son mari : « Moi, mes futures fautes. Je n’en commettrai jamais, chéri. Tu le sais bien. Surtout cet adultère, comme tu t’entêtes à le nommer… Mais elles me tourmentent déjà » (acte I, scène II).

         Cela bascule dans l’acte II, scène II, alors que l’on surprend une conversation entre Agathe et un jeune homme que l’on devine être son amant. Plus tard, elle avoue publiquement qu’elle trompe son mari détesté avec des hommes envers lesquels elle ressent de la passion, Égisthe et le jeune homme notamment. Elle dénonce le sort des épouses qui doivent subir leur mariage : « Et vingt-quatre heures par jour, nous nous tuons, nous nous suicidons pour la satisfaction d’un être dont le mécontentement est notre seule joie, pour la présence d’un mari dont l’absence est notre seule volupté, pour la vanité du seul homme qui nous montre journellement ce qui nous humilie le plus au monde, ses orteils et la petite queue de son linge. Et voilà qu’il ose nous reprocher de lui dérober par semaine, une heure de cet enfer !… Mais alors, c’est vrai, il a raison ! Quand cette heure merveilleuse arrive, nous n’y allons pas de main morte ! » (acte II, scène VI).

         La révélation d’Agathe est d’un intérêt capital en ce qu’elle est déterminante dans la quête de vérité d’Électre. En effet, cette dernière comprend que comme Agathe, sa propre mère détestait profondément son mari, ce qui a constitué le mobile du meurtre d’Agamemnon. 

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