Electre

par

Les Euménides: les petites mains de la justice divine

LesEuménides sont trois divinités qui apparaissent dès le début de la pièce sousla forme de trois petites filles. Elles vieillissent plus vite que les humainspour passer de petites filles au début de la pièce à jeunes femmes du même âgequ’Électre à la fin.

         Les Euménides rodent autour despersonnages tout au long de la pièce telle la voix de la conscience de chacun.Elles tentent d’avertir Oreste du danger qu’il encourt à suivre la voie tracéepar sa sœur : « Tu as raison. C’est magnifique, l’amour, Oreste !On ne se quitte jamais, paraît-il. On ne s’est pas plutôt séparé, paraît-il,qu’on revient en courant, qu’on s’agrippe par les mains. Où qu’on aille, on seretrouve aussitôt face à face. La terre est ronde pour ceux qui s’aiment. Déjàje me heurte partout contre celui que j’aime, et il n’existe pas encore. Voilàce qu’Électre veut te ravir, et à nous aussi, avec sa vérité. Nous voulonsaimer. Fuis Électre » (acte II, scène III). Elles savent qu’Oreste varenoncer à son bon cœur en suivant Électre.

         À la fin de la pièce, les Euménidesdénoncent les actes d’une Électre animée par l’orgueil et dont la cause a menéà la perte de la cité et de la vie d’innocents : « Ils renaîtrontaussi, ceux qui s’égorgent dans les rues ? Les Corinthiens ont donné l’assaut,et massacrent » (acte II, scène X). Elles promettent alors d’exercer leurpouvoir de justice divine : « Oreste ! Plus jamais tu ne reverrasOreste. Nous te quittons pour le cerner. Nous prenons ton âge et ta forme pourle poursuivre. Adieu. Nous ne le lâcherons plus, jusqu’à ce qu’il délire et setue, maudissant sa sœur » (acte II, scène X).

         Les Euménides semblent avoir à cœur lesort des individus contrairement au Mendiant qui privilégie la justice absolue.

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