La Comédie humaine

par

Le mariage et l’amour

Le mariage est également un thème récurrent chez Balzac. Il présente simultanément des mariages ratés ou réussis dans Une double famille et La Paix du ménage par exemple. Dans Le Contrat de mariage, il insiste sur le côté juridique et les implications légales de cet engagement très souvent pris à la légère, au sein d’unions qui n’ont parfois de vrai que la forme. L’auteur décrit une société dans laquelle le respect du lien conjugal est une denrée bien rare. Pour les personnages, le jeu de la séduction, pour les hommes comme pour les femmes, va au-delà des barrières pourtant sacrées du mariage.

« – Depuis huit jours, la comtesse le trompe, répondit le colonel. Mais vous devez avoir vu ce pauvre Soulanges à son entrée ; il essaie encore de ne pas croire à son malheur ».

« La comtesse frissonna quand elle aperçut, dans le coin le moins éclairé du salon, la figure pâle et contractée de Soulanges appuyé sur la causeuse : l’affaissement de ses membres et l’immobilité de son front accusaient toute sa douleur, les joueurs allaient et venaient devant lui, sans y faire plus d’attention que s’il eût été mort. Le tableau que présentaient la femme en larmes et le mari morne et sombre, séparés l’un de l’autre au milieu de cette fête, comme les deux moitiés d’un arbre frappé par la foudre, eut peut-être quelque chose de prophétique pour la comtesse. Elle craignit d’y voir une image des vengeances que lui gardait l’avenir ».

Enfin, les thèmes de l’amour et de la passion amoureuse sont également présents. Dans Eugénie Grandet par exemple, on découvre l’histoire...

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