La Comédie humaine

par

Le mariage et l’amour

Le mariage est également un thème récurrent chez Balzac. Il présente simultanément des mariages ratés ou réussis dans Une double famille et La Paix du ménage par exemple. Dans Le Contrat de mariage, il insiste sur le côté juridique et les implications légales de cet engagement très souvent pris à la légère, au sein d’unions qui n’ont parfois de vrai que la forme. L’auteur décrit une société dans laquelle le respect du lien conjugal est une denrée bien rare. Pour les personnages, le jeu de la séduction, pour les hommes comme pour les femmes, va au-delà des barrières pourtant sacrées du mariage.

« – Depuis huit jours, la comtesse le trompe, répondit le colonel. Mais vous devez avoir vu ce pauvre Soulanges à son entrée ; il essaie encore de ne pas croire à son malheur ».

« La comtesse frissonna quand elle aperçut, dans le coin le moins éclairé du salon, la figure pâle et contractée de Soulanges appuyé sur la causeuse : l’affaissement de ses membres et l’immobilité de son front accusaient toute sa douleur, les joueurs allaient et venaient devant lui, sans y faire plus d’attention que s’il eût été mort. Le tableau que présentaient la femme en larmes et le mari morne et sombre, séparés l’un de l’autre au milieu de cette fête, comme les deux moitiés d’un arbre frappé par la foudre, eut peut-être quelque chose de prophétique pour la comtesse. Elle craignit d’y voir une image des vengeances que lui gardait l’avenir ».

Enfin, les thèmes de l’amour et de la passion amoureuse sont également présents. Dans Eugénie Grandet par exemple, on découvre l’histoire d’une passion interdite : une jeune bourgeoise naïve dont le père est un millionnaire avare tombe amoureuse de son cousin, et ceci d’un amour qu’elle ne peut contrôler. Dans La Fille aux yeux d’or, on assiste à la formation d’un trio amoureux fatal, où l’amour d’une belle jeune femme, Paquita, est partagé entre un dandy bourgeois (le comte Henri de Marsay) et sa sœur, la marquise de Sans-Réal. Et devant le risque de perdre Paquita aux griffes de son frère, la marquise choisit, d’un coup de poignard, de donner la mort à la femme qu’elle aime.

« Certains animaux, mis en fureur, fondent sur leur ennemi, le mettent à mort, et, tranquilles dans leur victoire, semblent avoir tout oublié. Il en est d’autres qui tournent autour de leur victime, qui la gardent en craignant qu’on ne la leur vienne enlever, et qui, semblables à l’Achille d’Homère, font neuf fois le tour de Troie en traînant leur ennemi par les pieds. Ainsi était la marquise ».

Notons que ces exemples ne sont qu’une partie des thèmes traités dans cette énorme fresque romanesque.

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