La Comédie humaine

par

Le sens de la famille

Dans Le Père Goriot, l’une des œuvres pivots de cette fresque romanesque, Balzac met en évidence plusieurs thèmes, les plus importants étant l’ambition et l’amour paternel. Jean-Joachim Goriot, vermicellier ambitieux, réussit à faire fortune au cours de la disette qui mine le pays pendant la Révolution. Mais il finit par se dépouiller lui-même en partageant prématurément cette fortune entre ses deux filles ingrates qui le laisseront mourir seul.

Ce personnage ne recule devant rien pour protéger sa progéniture contre un monde dont il voudrait prévenir tous les dangers, même ceux contre lesquels il ne peut protéger ses enfants. Il incarne à ce moment le sentiment d’amour paternel qui ne veut que ce qu’il y a de mieux pour sa descendance :

« Oui, ton père ! Ah ! je suis un vrai père. Que ce drôle de grand seigneur ne maltraite pas mes filles. Tonnerre ! je ne sais pas ce que j’ai dans les veines. J’y ai le sang d’un tigre, je voudrais dévorer ces deux hommes. O mes enfants ! voilà donc votre vie ? Mais c’est ma mort. Que deviendrez-vous donc quand je ne serai plus là ? Les pères devraient vivre autant que leurs enfants. »

Le thème de la famille est également présent dans La Rabouilleuse (la rivalité fraternelle), Le Réquisitionnaire (l’amour fatal d’une mère), ou encore Pierrette (une jeune fille à la recherche d’une famille après la mort de ses parents légitimes). Elle quitte la famille qui l’avait accueillie et ces gens auxquels elle avait commencé à se lier pour rejoindre des inconnus avec lesquels elle partage le lien du sang :

« Depuis l’entrée de ses parents dans l’espèce d’hospice où ils achevaient...

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