La Comédie humaine

par

Les mauvais travers de la bourgeoisie

Balzac traite de la bourgeoisie des affaires dans son œuvre Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau où il met en évidence l’avènement des institutions financières (telles que les banques) et des problèmes qu’elles ont apportés ou développés : corruption, fraude, vols, crédit, amour de l’argent, etc. Ce livre découpé en deux parties comme l’indique son titre expose le jugement que porte l’auteur, en tant que témoin de son époque, sur les habitudes bonnes, mais surtout mauvaises de la nouvelle bourgeoisie.

Ainsi César Birotteau, paysan parvenu qui devient commerçant en parfums et homme public, représente dans l’œuvre la gangrène qui règne alors dans l’administration française, et le dédain d’alors pour les lois censées établir l’ordre ; l’exemple de la spéculation décrite dans le roman est saisissant :

« C’est le commerce abstrait, reprit Claparon, un commerce qui restera secret pendant une dizaine d’années encore, au dire du grand Nucingen, le Napoléon de la finance, et par lequel un homme embrasse les totalités des chiffres, écrème les revenus avant qu’ils n’existent, une conception gigantesque, une façon de mettre l’espérance en coupes réglées, enfin une nouvelle Cabale ! Nous ne sommes encore que dix ou douze têtes fortes initiées aux secrets cabalistiques de ces magnifiques combinaisons ».

Aux côtés de ce thème, Balzac souligne également le caractère avare des hommes, avec des personnages tels que le père Grandet dans Eugénie Grandet, Rigou dans Les Paysans, mais encore le père Hochon dans La Rabouilleuse.

Ainsi Balzac décrit les différences sociales, mais surtout les personnes qui construisent leur fortune en exploitant les moins fortunés. Il fait évoluer des personnages dont la seule véritable motivation est de faire du profit sans considération pour leurs semblables :

« Comment ! depuis trente ans que le père Rigou vous suce la moelle de vos os, vous n’avez pas encore vu que les bourgeois seront pires que les seigneurs ? Dans cette affaire-là, mes petits, les Soudry, les Gaubertin, les Rigou vous feront danser sur l’air : J’ai du bon tabac, tu n’en auras pas ! l’air national des riches, quoi !… Le paysan sera toujours le paysan ».

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