On ne badine pas avec l'amour

par

Le Baron

En tant que père de Perdican et oncle de Camille, le baron a pris en charge l’éducation de ces deux enfants, ce qu’il a pu se permettre en sa qualité de bourgeois. Cependant, toutes ces richesses ne font pas le bonheur du baron, car il continue de se morfondre dans son château et pour y remédier, il conçoit l’idée d’un mariage entre son fils et sa nièce, espérant que celui-ci lui apportera à lui-même quelque joie.

         Le baron est un homme extrêmement entreprenant et fort organisé : il a déjà planifié de bout en bout le mariage de Camille et Perdican qu’il considère comme parfaitement assortis : « J’avais compté depuis longtemps, – j’avais même écrit, noté, – sur mes tablettes de poche, […] vous n’ignorez pas que mon dessein était de marier mon fils avec ma nièce » (I, 3). Ce mariage est l’œuvre de sa vie : il en prend toutes les décisions et en règle les moindres détails : « Ma nièce sera introduite par cette porte à gauche, et mon fils par cette porte à droite » (I, 2). L’idée de ce mariage devient presque obsessionnelle compte tenu des vives réactions du baron dès lors que les fiancés semblent en désaccord : « Je vais m’enfermer pour m’abandonner à ma douleur. » (IV, 7)

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