On ne badine pas avec l'amour

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Résumé

Alfred de Musset s’est inspiré de sa liaison avec George Sand pour écrire On ne badine pas avec l’amour, pièce de théâtre publiée en 1834 et organisée en trois actes. Dans ce drame romantique, Musset expose les conséquences de l’orgueil en amour à travers le jeu amoureux auquel s’adonnent Camille et Perdican. La pièce est aussi un prétexte, pour l’auteur anticlérical, à moquer l’éducation dispensée dans les couvents.

 

L’intrigue se déroule au château du Baron. Perdican, fils du Baron, vingt-et-un ans, est le cousin de Camille, jeune femme de dix-huit ans. Ils partagèrent tous deux jadis un amour d’enfants. Perdican a dû quitter le château pour se rendre à Paris et poursuivre ses études de médecine, tandis que Camille était destinée à rejoindre le couvent pour devenir nonne. C’est là, au couvent, qu’elle est influencée par les sœurs venues en ce lieu après avoir subi une déception amoureuse. Camille y apprend qu’elle ne peut faire confiance aux hommes.

Perdican retourne au château après dix ans d’absence avec son précepteur Maître Blazius. Son père le Baron est heureux de le revoir, et annonce à Maître Bridaine, le curé de la paroisse, son désir d’unir Perdican à Camille. Mais lorsque Camille retourne au château accompagnée de sa gouvernante Dame Pluche pour récupérer les affaires que sa mère y avait laissées, ses retrouvailles avec Perdican ne sont pas aussi joyeuses que Perdican et le Baron l’espéraient. Elle lui annonce son refus de l’épouser et lui affirme qu’elle ne l’aime plus. Elle ne souhaite pas non plus qu’ils restent amis. Camille semble être indifférente et froide, et Perdican ne la reconnaît plus.

Cependant, Camille surprend Perdican et Rosette, sa sœur de lait, se promener dans le jardin. Elle ne peut contrôler sa jalousie et cacher son amour, et donne à son cousin un rendez-vous secret où elle lui ouvre son cœur et lui dévoile ses véritables sentiments pour lui, ainsi que les raisons de son refus de l’épouser. Face à cette pulsion de la part de Camille qui lui avait redonné espoir, mais sa décision de retourner tout de même au couvent, Perdican se trouve désemparé de n’avoir pu la faire changer d’avis et se voit confirmé dans sa faible considération de l’amour.

De retour au château, Perdican rencontre Dame Pluche et Maître Blazius qui se disputent à propos d’une lettre. Il l’intercepte et se rend compte qu’elle est destinée par Camille à Louise, une de ses amies du couvent qui avait une grande influence sur elle. Camille y explique qu’elle a tout fait pour se faire détester de Perdican, et elle affirme qu’il est au désespoir à cause de son refus. Après cette lecture, Perdican se rend compte que Camille avait déjà prévu de retourner au couvent et qu’elle se flatte de lui avoir brisé le cœur. Il décide alors de se venger d’elle et de la rendre jalouse pour qu’elle revienne vers lui. À cette fin, il séduit Rosette sous les yeux de Camille, et jette ostensiblement dans une fontaine un anneau que lui avait offert sa cousine. Il propose à Rosette de l’épouser. Mais Camille réalise qu’il ne le fait que par orgueil et qu’il souhaite seulement la faire souffrir. Pour se venger, elle affirme à Rosette que Perdican se moque d’elle. Pour le lui prouver elle organise un nouveau rendez-vous auquel Rosette, dissimulée, assiste. Durant cette rencontre Perdican finit par abandonner ses sautes d’orgueil et avoue à Camille qu’il l’aime vraiment. Rosette sort de sa cachette et Camille convainc son cousin de mensonge : il se doit d’épouser la paysanne à présent.

Perdican y voit finalement une nouvelle façon de se venger de sa cousine, s’y résout, mais celle-ci souffre trop et se confie à Perdican, qui lui-même lui exprime ses sentiments. Rosette, non loin, assiste par malheur à la scène, s’évanouit et succombe, ne pouvant supporter la peine de son cœur brisé. Camille décide alors de dire a dieu à Perdican.

 

On ne badine pas avec l’amour est une pièce qu’on pourrait d’abord prendre pour une distraction aimable ou un badinage comme le titre l’indique, mais en vérité cette formule prend la forme d’une menace : on ne joue pas avec l’amour, c’est dangereux. À l’acte II, Perdican, qui semble parler pour Musset, dit à Camille : « On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.” »

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