On ne badine pas avec l'amour

par

Maitre Bridaine

Curé de la paroisse, il est également un très bon ami du baron et paraît très heureux que ce dernier lui demande de célébrer le mariage de Perdican et Camille : « Je me tais ; la reconnaissance me ferme la bouche. » (I, 2)

         Comme on l’a mentionné plus haut dans l’étude du personnage de Maître Blazius, il existe un combat perpétuel entre le Curé et le Gouverneur, où chacun cherche à gagner une plus grande estime, au détriment de l’autre, aux yeux du baron. Venant du Gouverneur, ce comportement a quelque chose de commun, mais en attribuant cette attitude au Curé, Musset cherche à dénoncer le caractère ambitieux des hommes d’Église, qui cherchent à gagner les honneurs et non les âmes des hommes : « J’aime mieux, comme César, être le premier au village que le second dans Rome » (II, 2). Le Curé n’hésite pas pour ce faire à discréditer Maître Blazius aux yeux du baron : « le gouverneur sent le vin, j’en ai la certitude » (I, 1). Il refuse même de faire preuve de compassion lorsque le Gouverneur est renvoyé du château, étant accusé de vol de bouteille : « Le baron se plaint de vous, c’est votre affaire. Je n’intercède point pour un ivrogne. » (III, 2) Tous ces vices forment ce que Musset cherche à dénoncer dans les sociétés religieuses : les hommes d’Églises se préoccupent de choses mondaines auxquelles ils...

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