Bel Ami

par

Laurine

Elle est la toute jeune fille de Clotilde de Marelle, encore une enfant. Fillette silencieuse et réservée, elle est déridée par Duroy, qui sait d’instinct trouver les mots et les attitudes pour dégeler la banquise qui enserre ce petit cœur. Elle va jusqu’à jouer à chat perché dans le salon de sa mère avec ce monsieur qui est si gentil, et se laisse même embrasser sur le front, à la stupéfaction de Clotilde. Nulle ambiguïté dans l’attitude de Duroy : il ne charme la fillette que pour mieux arriver à sa mère. L’effet fascinant de Duroy sur la sage Laurine indique au lecteur que ce magnétisme animal n’épargne personne, pas même les plus innocentes et les plus pondérées.

C’est Laurine qui affuble Georges Duroy du sobriquet de Bel-Ami, parce qu’elle le trouve beau et qu’elle lui a ouvert les bras. L’homme n’est pourtant l’ami de personne. Ce sobriquet sera adopté par tous ceux qui comptent dans le destin de Duroy et donne son titre au roman. 

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