Bel Ami

par

Résumé

L’action se déroule dans les premiers temps dela Troisième République. Georges Duroy est un bel homme de moins de trente ansdont le charme naturel attire l’attention de toutes les femmes qu’il croise.Ancien sous-officier de hussards, il est un petit employé dans uneadministration et il enrage de mener une vie médiocre, toujours sans le sou. Unsoir d’été, alors qu’il flâne sur le pavé parisien sans même avoir de quois’offrir un bock, il croise un ancien camarade de régiment, Charles Forestier.Ce dernier est devenu journaliste et dirige les pages politiques de La Vie française,un journal récent dirigé par M. Walter. Forestier propose à Duroyd’intégrer l’équipe des rédacteurs du journal. Pour le présenter à son patron,il l’invite à un repas qu’il donne le lendemain chez lui. Là, Duroy fait laconnaissance du couple Walter ; de Madeleine Forestier, l’épouse de soncamarade ; de Clotilde de Marelle, amie de Mme Forestier ; et de lafille de celle-ci, Laurine. D’abord embarrassé, Duroy a tôt fait de trouver lemoyen de laisser son charme naturel agir. Les dames l’écoutent, les hommes leregardent avec un certain intérêt, et il obtient pour le lendemain unrendez-vous avec M. Walter qui lui confie une tâche : rédiger le premierd’une série d’articles sur l’Algérie, où Duroy a séjourné. Or, il s’avère qu’ilest bien incapable d’écrire quoi que ce soit. Pour ce premier article, ildécide de demander l’aide de Forestier, qui, chose surprenante, l’envoieconsulter Madeleine, sa femme. Et c’est elle qui dicte son article à GeorgesDuroy, comme elle le fait pour son mari Charles. À la suite de quoi M. Walterengage Duroy à La Vie française comme simple rédacteur à la rubrique deséchos. Georges Duroy vient d’accomplir le premier pas de son ascension.

Georges apprend le métier de journaliste,tisse un réseau de connaissances, s’informe sur les gens qui comptent à Paris.Peu à peu, il parvient à manier la plume et se forge un style. Parallèlement, ila compris que le plus sûr – et le plus agréable – moyen de faire son chemindans le monde, c’est par les femmes. Il veut qu’une de ces inaccessiblesbourgeoises qu’il a toujours contemplées de loin devienne sa maîtresse. Iljette son dévolu sur Mme de Marelle ; il se rend chez elle et Clotildecède à ses avances. C’est maintenant un familier de la maison, et la petiteLaurine lui donne un surnom : Bel-Ami. Petit à petit, c’est sous ce nom,donné par une enfant affectueuse, que ses proches désigneront Georges Duroy.

Afin d’abriter leurs amours, Clotilde loue unappartement dont elle règle tous les frais. Pour sa part, Georges est toujourssans le sou, et c’est Clotilde qui glisse des louis d’or dans les poches du peuscrupuleux garçon. Sa réputation de journaliste commence à se faire, et il vamême jusqu’à se battre en duel à la suite d’un échange acide avec un confrèrepar articles interposés. À cette occasion, il est à deux doigts de manquer decourage et de se comporter en lâche, mais les duellistes échangent deux balles,et sa réputation d’homme courageux est faite. Sur ces entrefaites, Duroyapprend que Charles Forestier, très malade, a quitté la capitale pour passer lafin de l’hiver à Cannes sous un climat plus doux. En fait, le malheureux va ymourir. Madeleine Forestier appelle Duroy auprès d’elle afin qu’il accompagneson ami dans ses derniers instants et qu’il la soutienne. C’est alors que naîtun nouveau projet dans l’esprit ambitieux de Duroy : épouser MadeleineForestier, à peine veuve.

La jeune femme se laisse séduire, mais gardela tête froide : c’est avant tout un mariage de raison. La couple secontente d’ailleurs d’une union à la mairie, sans passer devant le prêtre.Duroy poursuit son ascension au sein de La Vie française et Madeleinesoutient sa carrière comme elle l’a fait pour Charles. Elle possède unimportant réseau d’amis et protecteurs dont certains sont les familiers de lamaison, comme M. de Vaudrec, qui traite Madeleine comme sa fille, etLaroche-Mathieu, député ambitieux qui fait bénéficier le ménage d’informationsconfidentielles. C’est à ce moment que le journaliste décide de changerl’orthographe de son nom : il signe désormais ses articles Georges du Roy.

Georges occupe maintenant les fonctions quiétaient celles de Charles à La Vie française, il s’est installé dansl’appartement du ménage Forestier, il utilise l’écritoire de son ami, il s’estglissé dans un décor qui n’est pas le sien, et il supporte très mal cet état dechoses. La tendresse des premiers temps du mariage laisse bientôt place à uneatmosphère lourde et pénible.

En parallèle, Duroy poursuit sa liaison avecClotilde de Marelle. Bientôt, le journaliste jette ses filets sur une nouvelleproie : Mme Walter, la propre femme de son patron. Celle-ci, femmehonnête, chrétienne et pétrie de scrupules, est sincèrement amoureuse de Duroyet finit par tomber dans ses bras. Le jeune homme met cette liaison à profitpour devenir un familier de la maison Walter, et tisse des liens amicaux avecSuzanne, la plus jeune fille de son patron, âgée de seize ans.

L’ambitieux Laroche-Mathieu devient ministredes Affaires Étrangères. Afin de remercier Duroy du soutien qu’il lui a apportédans ses articles, il lui offre la Légion d’honneur. Le jeune homme en profitepour s’affubler du titre de baron et se fait désormais appeler Georges du Royde Cantel. L’atmosphère chez les du Roy n’en est pas meilleure, et quand, à lamort de M. de Vaudrec, Madeleine hérite d’un million, Duroy parvient à laspolier de la moitié de cette somme. C’est également à cette époque que lejournaliste apprend, par Mme Walter avec qui il vient de rompre mais qui lepoursuit de ses assiduités, que Laroche-Mathieu lui a dissimulé desinformations essentielles sur la politique étrangère de la France. Et cela nesemble pas tracasser outre mesure Madeleine ! Les soupçons que Georges asur la fidélité de sa femme semblent se confirmer : elle est sûrement lamaîtresse du ministre. Il tient là le moyen de divorcer.

Car l’insatiable journaliste a un nouveauprojet : cette fois, il veut épouser Suzanne Walter. Voilà qui serait unmarchepied extraordinaire dans son ascension et le ferait entrer dans la sphèredes gens vraiment fortunés. Il tend un piège à Madeleine, fait surprendre safemme et Laroche-Mathieu en flagrant délit d’adultère : la carrière duministre est brisée, Duroy est l’artisan de sa chute. Il divorce, puis ilséduit Suzanne Walter, qu’il convainc de fuir avec lui. Si cela s’ébruite, laréputation de la jeune fille sera ternie à jamais et M. Walter n’a pas lechoix : il donne sa fille en mariage à Duroy. Mme Walter est au désespoir,ce qui laisse Duroy parfaitement indifférent. Le mariage est célébré enl’église de la Madeleine à Paris, église mondaine entre toutes, et au son descloches, Georges Duroy savoure le succès de son ascension.

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