La Bête Humaine

par

Cabuche

Cet homme à la force herculéenne mais à l’esprit très simple est carrier non loin de la Croix-de-Maufras. « C’était un gaillard, au cou puissant, aux poings énormes, blond, très blanc de peau, la barbe rare […]. La face massive, le front bas disaient la violence de l’être borné tout à la sensation immédiate, mais il y avait comme un besoin de soumission tendre dans la bouche large et dans le nez carré de bon chien. » Il a un jour frappé un homme, et l’a tué. Prisonnier modèle, il a quitté la prison au bout de quatre ans. Rejeté de tous, il a eu pour seule amie la petite Louisette, qui, violentée par Grandmorin, est venue mourir chez lui. Soupçonné du meurtre du président par le juge Denizet, il échappe de peu à la cour d’assises. Plus tard, il est manipulé par Flore qui lui fait abandonner un lourd fardier sur lequel s’écrase la Lison, provoquant une épouvantable catastrophe. Enfin, amoureux de Séverine, on le trouve portant le cadavre de la jeune femme. Le juge Denizet n’hésite pas à lui imputer la responsabilité du meurtre de Séverine, et ressort le dossier Grandmorin. Cabuche, innocent de tout crime, est condamné aux travaux forcés pour deux meurtres qu’il n’a pas commis.

 

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