La Conquête de Plassans

par

Rose

La domestique desMouret, loin de la figure de la brave servante attachée à la famille qu’ellesert, incarne à la fois la sottise et la sécheresse de cœur. Elle décoche lesflèches de sa méchanceté au fil des pages du roman, changeant de cible au gréde l’histoire. Cette vieille dévote, après avoir vu d’un mauvais œil l’arrivéedes Faujas, applaudit quand Marthe se convertit. Elle poursuit alors Mouret deses critiques, le harcèle, et finit par ébranler le fragile équilibre mental ducommerçant retraité, avant de répandre dans Plassans d’abominables ragots surle malheureux. Elle est de ceux qui ont contribué à envoyer le pauvre homme auxTulettes. Elle règne alors sur la maison, partageant le pouvoir avec Mme Faujaset Olympe. A la fin du roman, elle n’éprouve aucune empathie vis-à-vis deMarthe : alors que cette dernière est à l’agonie et a retrouvé son libre arbitre,Rose l’accable de reproches, mêlant bêtise et méchanceté. 

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