Le barbier de Séville

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Acte 2

Scène 1 : Rosine est dans sa chambre et se lamente : elle ne peut pas agir librement, ses moindres faits et gestes sont toujours épiés. Elle écrit une lettre à son cher inconnu Lindor (pseudonyme du comte) même si elle ne sait pas comment la lui faire parvenir. Peut-être par le barbier Figaro qu’elle a vu discuter avec l’inconnu…

Scène 2 : Voici justement Figaro qui vient voir Rosine. Il lui explique la situation en lui dévoilant l’amour de Lindor pour elle. Rosine est emplie de joie mais elle exprime sa peur que son tuteur ne l’apprenne. Elle donne à Figaro la lettre qu’elle a écrite. Elle entend son tuteur entrer et presse Figaro de partir par une porte dérobée.

Scène 3 : Rosine parle seule ; elle dit craindre que Figaro ne soit pas encore sorti de la maison. Elle reprend son ouvrage pour ne pas éveiller les soupçons de Bartholo.

Scène 4 : Bartholo arrive furieux à cause de Figaro qui a dérangé son personnel. Il s’inquiète alors : Figaro est-il entré dans la chambre de Rosine ? Celle-ci dit s’étonner que Bartholo soit jaloux de tous les hommes et rétorque « Mais, monsieur, s’il suffit d’être homme pour nous plaire, pourquoi donc me déplaisez-vous si fort ? » Bartholo stupéfait ne sait que répondre. Elle termine en disant qu’effectivement Figaro est entré et qu’ils ont parlé, puis elle sort en colère.

Scène 5 : Bartholo, qui n’en revient pas, peste contre Figaro, mais surtout contre les valets qui ne sont plus dignes de confiance.

Scène 6 : L’Éveillé (valet de Bartholo) arrive en baillant et explique qu’il a effectivement vu Figaro puisque ce dernier l’a trouvé très fatigué et malade et lui a même donné un remède. À ces mots, Bartholo s’énerve encore plus et appelle un autre de ses valets, La Jeunesse.

Scène 7 : L’Éveillé et La Jeunesse continuent de dire qu’ils ont vu Figaro mais aucun ne saurait dire s’il est allé voir Rosine. Toujours en colère, Bartholo les fait sortir et peste contre Figaro.

Scène 8 : Don Bazile entre en scène (maître de chant de Rosine qui doit la marier à Bartholo) et instruit Bartholo que le comte Almaviva est en ville. Tout le monde sait qu’il recherche Rosine. Les deux personnages cherchent alors à s’en débarrasser par la ruse. Rosine ne doit pas être au courant de ce qui se passe ni même de l’existence du comte. Bartholo raccompagne Bazile et s’assure que personne ne puisse entrer dans sa demeure.

Scène 9 : Figaro qui vient d’assister secrètement à l’entrevue des deux hommes se moque de leur précaution et prétend qu’il arrivera tout de même à faire introduire le comte.

Scène 10 : Rosine s’étonne de voir Figaro toujours présent dans la maison. Celui-ci l’informe que Bartholo a prévu de l’épouser le lendemain. Il ajoute pour la rassurer qu’elle n’a pas à s’inquiéter, il n’aura pas le temps d’y penser à cause des mésaventures qui se préparent. Entendant le vieil homme revenir, il s’enfuit par un escalier.

Scène 11 : Bartholo accuse Rosine d’avoir écrit une lettre qu’elle aurait donnée à Figaro. Cette dernière se défend. Toutefois, chaque argument est plus difficile à contrecarrer : son doigt est noir ? Elle s’est brûlée et s’est trempé le doigt dans l’encre comme à l’accoutumée. Il manque une page dans le carnet ? Elle en a fait un cornet. La plume est pleine d’encre ? c’était pour redessiner une fleur disparue dans la veste que Rosine est en train de broder. Avec ce discours, on s’aperçoit que Bartholo est extrêmement jaloux.

Scène 12 : Le comte entre en scène déguisé et se fait passer pour ivre. Il cherche le docteur Bartholo et apprend dans le même temps à Rosine qu’il est Lindor. Bartholo agacé demande à Rosine de les laisser.

Scène 13 : Le comte discute avec le « docteur Barbe à l’eau » qui s’agace de plus en plus d’être dérangé par un tel homme qui se prétend être « médecin des chevaux du régiment ». Le comte feint de s’énerver parce que Bartholo ne lui donne pas ce qu’il veut.

Scène 14 : Rosine accourt pour tenter de calmer ce soldat qui ne demande finalement qu’à rester dormir pour la nuit. Bartholo refuse en expliquant qu’il n’est plus obligé d’accueillir des soldats, il a été exempté. Le comte, légèrement pris au dépourvu, lui demande alors de faire preuve de politesse et d’aller chercher le document qui le signale. Il en profite pour tenter de donner une lettre à Rosine. Face au rapprochement physique, Bartholo freine les ardeurs du soldat. Il commence à lire le parchemin d’exemption que le comte s’empresse de jeter au sol. Il montre ensuite à Rosine comment se déroule une bataille et tente tant bien que mal de lui donner la lettre. Mais Bartholo s’en aperçoit. Le comte la récupère de justesse puis la transmet à Rosine. Finalement, il s’en va.

Scène 15 : Une scène de querelle s’ensuit entre Rosine et Bartholo à propos de la lettre qui est tombée au sol. Rosine refuse de la lui montrer puisqu’elle provient de Lindor et Bartholo exige de la voir. Elle profite du moment où Bartholo va fermer la porte pour échanger la lettre avec une autre de son cousin. Elle feint ensuite de se sentir mal et s’assoit sur un fauteuil. Bartholo prenant comme prétexte de lui prendre le pouls, lit la lettre discrètement et s’aperçoit avec horreur que c’était bien celle de son cousin. Il la remet discrètement à sa place et s’excuse d’avoir été si grossier. Rosine qui a compris le jeu de scène du vieil homme sourit. Elle profite de son départ pour aller voir Marceline, une servante, pour enfin lire le billet de Lindor.

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