Le barbier de Séville

par

Bartholo

Bartholo est un vieux médecin et le tuteur de Rosine qu’il compte épouser. C’est un personnage d’une extrême jalousie qui cherche à tout contrôler et en particulier les moindres faits et gestes de Rosine.

Dès le premier acte, Figaro dresse un portrait assez péjoratif de ce personnage, d’abord physiquement : « C’est un beau gros, court, jeune vieillard, gris pommelé, rusé, blasé, qui guerre et furette et gronde et geint tout à la fois ». Puis un portrait moral est esquissé, à nouveau par Figaro également : « Brutal, avare, amoureux et jaloux à l’excès de sa pupille, qui le hait à la mort » – celui d’un vieux barbon jaloux typique de comédie. Mais qu’en est-il vraiment ? Car Figaro, souhaitant complaire au Comte Almaviva, paraît peu objectif. Bartholo est bien plus malin que le vieux barbon jaloux des comédies traditionnelles, il parvient plus d’une fois à déjouer les ruses du trio que forment Rosine, Figaro et le Comte ; il comprend par exemple que le papier qu’a laissé tomber Rosine est un message, il démasque leur correspondance, repousse le cavalier, se méfie de Figaro, etc.

Le portrait de Bartholo fait par Figaro est cependant vérifié par le spectateur à plus d’un titre : tout au long de la pièce, il est présenté comme un jaloux obsessionnel ; par exemple, acte II scène 11, il vérifie le nombre de feuilles du carnet pour savoir si Rosine a écrit une lettre ou non (il les compte même tous les jours). Il est aussi avare puisque refuse de donner son argent à Don Bazile pour préparer le mariage. Pourtant, s’il est parfois sévère avec Rosine, aucune didascalie ne laisse percevoir de brutalité de la part du personnage. Le personnage du barbon s’avère donc plus nuancé que le portrait qu’en fait Figaro, tout de même en partie vérifié. 

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