Le Mur

par

Érostrate

Le titre est inspiré de l’homme qui avait incendié le temple d’Artémis à Éphèse en Turquie en 356 avant J.-C. pour devenir célèbre. Érostrate traite du thème de la folie.

Le personnage principal, aussi narrateur, est fou, il se sent totalement étranger au monde dans lequel il vit, il est coupé des hommes : « Je savais qu'ils étaient mes ennemis, mais eux ne le savaient pas. Ils s'aimaient entre eux, ils se serraient les coudes ; et moi, ils m'auraient bien donné un coup de main par-ci, par-là, parce qu’ils me croyaient leur semblable. Mais s’ils avaient pu deviner la plus infime partie de la vérité, ils m'auraient battu. » Sa démence et sa différence sont un secret et il a peur que ses concitoyens découvrent qu’il est anormal et soient violents avec lui.  Il est dégoûté par les hommes, par les femmes, par la sexualité également.

Il déteste donc les hommes et tue tout le monde dans ses rêves ; il se déplace dans la ville, tire sur les passants, imagine qu’il abat des dizaines de personnes. Au réveil, il est troublé par le réalisme de son rêve et se demande si cela vaut la peine de tuer ceux qu’il a déjà tués en songe.

Sa haine des femmes le pousse à sortir avec son arme et à observer les prostituées dans la rue, Léa ou Renée – cela lui suffit, il est heureux de voir ces femmes si peu dignes, obligées de vendre leur corps.

Ne concevant plus de vivre ainsi, il envisage de se suicider, mais seulement après avoir tué le plus de gens possible : il élabore un plan et part en quête de victimes. En ville, il voit son reflet dans les vitrines et se trouve beau : « de beaux yeux d’artiste et d’assassin ».

La seule limite à sa violence et à sa barbarie, c’est le nombre de balles qu’il a dans son arme : « J'aime si peu [les hommes] que je vais tout à l'heure en tuer une demi-douzaine ; peut être vous demanderez-vous : pourquoi seulement une demi-douzaine ? Parce que mon révolver n'a que six cartouches. »

Son plan ne va pas fonctionner, car il oublie de laisser la porte entrouverte en partant de chez lui et il n’aura pas le temps d’y retourner après avoir commis ses crimes. Il hésite un moment avant de tirer sur quelqu'un, attend un groupe de six personnes afin de tous les abattre mais aucun groupe de ce type ne vient. Puis il prend peur, et commence à tirer sur des passants sans distinction, avant de se réfugier dans des toilettes publiques.

Il a peur de souffrir et que tout le monde le frappe, ou le montre sur la place publique, il met le canon de son arme dans sa bouche mais manque de courage pour se tuer. De dehors, on lui promet qu’il ne sera frappé par personne. Le narrateur ne veut pas tant mourir que cela et se rend donc à la police. 

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