Le Mur

par

L’enfermement

Le recueil de nouvelles traite de l’enferment physique, mais aussi spirituel des personnages. On retrouve cette idée dans Le Mur où les personnages sont emprisonnés dans une cave en attendant d’être exécutés le lendemain matin. Les murs qui les entourent se dressent donc comme des obstacles à leur liberté mais aussi à la vie, c’est pourquoi les trois jeunes hommes ont du mal à imaginer la mort, et souhaitent jusqu’au dernier instant repousser ces parois, ou qu’un événement inattendu permette leur libération.

L’enfermement est aussi un thème fort de La Chambre où Pierre, un homme atteint de démence, est constamment enfermé dans sa chambre, qui représente son univers, son monde, là où il vit sa folie. Mais ces murs sont aussi les murs de la folie, se dressant entre le monde de Pierre et Eve qui tente d’y pénétrer, en vain.

L’enfermement est plus spirituel dans Érostrate, où le narrateur est réellement dans son monde, coupé du reste des humains. Vivant seul, les murs sont ceux qui le séparent de l’humanité, qu’il abhorre et qu’il voudrait supprimer. De manière plus prosaïque, on retrouve ces murs lorsqu’après avoir tué six personnes, le narrateur se réfugie dans des toilettes publiques.

Le mur n’est ainsi pas qu’un rempart de briques, il est pour tous ces personnages une forme d’empêchement d’être heureux, d’être libre, de se sentir vivant, de penser comme il le faudrait, de réussir ce qu’ils planifiaient. Le mur est ainsi le lien entre tous ces personnages, la raison de leurs échecs. 

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Dissertation à propos de Le Mur