Le Mur

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Le Mur

La nouvelle se passe dans les années 1930 en Espagne lors de la guerre civile opposant les troupes franquistes et les républicains. Le personnage principal et narrateur du récit est Pablo Ibbieta. Il est arrêté par les troupes franquistes pour avoir caché chez lui Ramon Gris, un opposant à Franco.

Parmi ceux qui sont arrêtés, il y a aussi le jeune Juan Mirbal, surnommé « petit », et Tom Steinbock. Tous trois se retrouvent dans une même cellule vétuste, une sorte de cave. Ils sont informés par leurs gardiens qu’ils sont condamnés à mort et qu’ils seront fusillés le lendemain matin. Tous les trois apprennent donc avec effroi que c’est leur dernière nuit, et ils voient arriver la mort avec plus ou moins d’inquiétude.

Pablo ne comprend pas qu’il soit arrêté et condamné à mort pour si peu mais refuse catégoriquement de dénoncer son ami Ramon. Il se sent néanmoins très mal, se rend compte qu’il transpire beaucoup.

Tom, Juan et Pablo sont calmes au début, ils ne savent pas comment réagir, ils ont l’air de trois êtres en décomposition. Puis Juan crie haut et fort qu’il n’est pas révolutionnaire, que son jeune âge est tout ce qu’il a, qu’il ne peut pas mourir. Il devient fou, agace Tom. Puis il se met à parler tout seul, essaie de vaincre la peur.

Tom pour sa part exprime à Pablo qu’il aimerait au moment de sa mise à mort repousser le mur contre lequel les bourreaux le mettront. Il affirme qu’il n’a pas peur de la mort, alors que Pablo remarque qu’il s’est uriné dessus.

Pablo pour sa part fait le deuil de sa vie, se résout à la mort et se convainc qu’il faut faire face. Il repense aux moments heureux avec Concha, sa petite amie avec qui il a passé un an – « quand elle me regardait, quelque chose passait de elle à moi » –, à sa jeunesse d’anarchiste. S’étant découvert plus que jamais mortel, la date de sa mort lui importe peu. Il ne ressent plus le froid, ni la chaleur, il n’a plus mal, il ne vit plus tellement.

Le lendemain matin, Tom et Juan sont fusillés ; Pablo l’entend. Il attend lui aussi son exécution mais ses gardiens lui proposent à nouveau de dénoncer Ramon pour être libre, de révéler où il se cache ; Pablo fait mine d’accepter, donnant une cachette à un endroit où il est sûr que Ramon ne sera pas, le cimetière. Pourtant, Ramon s’y trouvait, et il est capturé par les soldats franquistes. Triste ironie, Pablo est libre et son ami est enfermé par sa faute. Pablo émet un rire nerveux en sortant, il est presque déçu de ne pas avoir été exécuté, lui qui s’était préparé à mourir – « Dans l'état où j'étais, si l'on était venu m'annoncer que je pouvais rentrer tranquillement chez moi, qu'on me laissait la vie sauve, ça m'aurait laissé froid : quelques heures ou quelques années d’attente c’est tout pareil, quand on a perdu l’illusion d'être éternel. »

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