Richard III

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Résumé

L’intrigue se situe à la suite de la guerre civile qui a opposé les familles d’York et de Lancaster. Au lendemain de cette guerre, l’Angleterre se voit soulagée avec la victoire des York, et connaît des moments de paix avec à sa tête le roi Édouard IV. Mais Richard (qui deviendra plus tard Richard III) éprouve du ressentiment à son endroit, à cause du succès de ce frère plus avantagé que lui et du bonheur de tous ceux qui l’entourent. D’emblée aigri à cause de ses déformations et de sa laideur physique, Richard nourrit dans son cœur une rancœur grandissante à l’égard de tous, et, poussé par un désir de vengeance et sa soif de pouvoir, il décide de tuer tour à tour tous ceux qui sont placés sur son chemin vers le trône d’Angleterre.

Richard utilise son charisme pour manipuler tout son entourage qui finit par ressentir de la pitié pour lui. Il commence par leurrer une noble femme, Lady Anne (dont le mari, le prince de Galles, fut assassiné par Richard lui-même), qu’il convainc, la manipulant, de l’épouser. Il fait tuer son propre frère Clarence, qui se trouve avant lui dans l’ordre de succession, et fait peser le poids de cette culpabilité sur le roi Édouard déjà malade, accélérant ainsi la détérioration de son état et sa mort.

Après la mort du roi Édouard, Richard devient le protecteur de l’Angleterre, le régent qui, d’après la loi du royaume, est en charge du pouvoir jusqu’au jour où les deux héritiers légitimes du défunt roi seront assez âgés pour l’assumer. Les deux princes héritiers sont d’ailleurs les seuls à voir clair dans le jeu de leur oncle, et malgré leur jeune âge, ils font preuve d’assez de bravoure pour s’opposer à lui. Bien qu’ils soient pour Richard des adversaires peu redoutables à cause de leur âge, le tyran ne veut prendre aucun risque. Il décide par conséquent de tuer tous les nobles de la cour chargés de les protéger : Lord Chamberlain et Lord Hastings, en plus de deux des trois hommes de main de la reine Elisabeth, Rivers et Gray.

Les princes et la reine Élisabeth ainsi désarmés, Richard a dorénavant la voie libre pour se faire couronner roi d’Angleterre, avec l’aide de son propre homme de main, Lord Buckingham. Mais son crime ne s’arrête pas là. Il envoie des criminels assassiner les deux jeunes princes après les avoir jetés en prison. En parallèle, il continue à solidifier son emprise sur l’Angleterre. Afin de s’assurer que le pouvoir demeure entre ses mains aussi longtemps que possible, il envisage d’épouser sa nièce, la jeune Élisabeth, fille de la reine Élisabeth et du défunt roi. Pour ce faire, il fait tuer sa femme Anne. Mais la reine Élisabeth avait déjà secrètement promis la main de sa fille à un autre homme, le comte de Richmond, un des descendants de la famille Lancaster, précédemment vaincue par les York. Richmond s’organise avec ses troupes pour déclarer la guerre à Richard III et obtenir le trône. Apprenant que Richmond recrute des alliés partout en Angleterre et même en France, des nobles anglais – assez chanceux pour avoir été épargnés par Richard III – décident de s’allier à cet adversaire prometteur. Lord Buckingham, envers lequel Richard III s’est montré ingrat, rejoint même le complot, mais il est finalement capturé et tué. Très vite, Richmond et ses troupes gagnent assez en puissance pour envahir l’Angleterre et combattre Richard.

La veille de la bataille décisive, Richard III est victime d’un cauchemar. Dans son rêve, il voit apparaître devant lui les âmes de toutes les honnêtes gens qu’il a tuées pour accéder au pouvoir. Elles le maudissent, mais surtout elles l’informent qu’il périra le jour suivant.

Le lendemain, c’est la bataille de Bosworth qui a lieu, théâtre d’une des répliques les plus célèbres de la littérature mondiale : « Un cheval, un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! », s’écrie l’usurpateur à terre. Richard se fait tuer par Richmond lors d’un duel final, et ce dernier est par conséquent couronné nouveau roi d’Angleterre sous le nom d’Henry VII. Il épouse la femme qui lui était promise, la jeune Élisabeth, non seulement par amour mais aussi comme signe de paix et d’union entre ces deux familles longtemps ennemies, les York et les Lancaster. 

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