Une vie

par

Tante Lison

Lasœur de la baronne a toujours été vaguement méprisée par sa famille. Jamaismariée – vieille fille, comme on disait alors – elle a connu un grand amourcontrarié sur lequel on ignore tout ou presque, mais dont on connaît laconclusion : la malheureuse a voulu mettre fin à ses jours en se jetant àl’eau, dans l’indifférence générale. Depuis, elle est considérée comme vaguementtoquée, et nul ne fait attention à elle, pas plus qu’on n’accorde d’attention àun meuble familier. À la mort de la baronne, elle s’installe définitivementaprès de Jeanne.

Àla fin du roman, elle est devenue le dernier vestige de la famille au côté deJeanne. Sa mort est le choc qui ébranle définitivement la raison et la volontéde la protagoniste.

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