Claudine à l'école

par

Claudine

Claudine, née en 1884, a « quinze ans sonnés ». Elle habite le petit village bourguignon de Montigny, largement inspiré par Saint-Sauveur-en-Puisaye, village d'enfance de Colette. Elle est fille unique ; sa mère est morte, son père est un doux original, savant uniquement préoccupé par ses recherches en malacologie. Elle fréquente encore l'école, mais cette année est une année charnière dans sa vie : celle de l'adieu à l'enfance. L'année suivante, elle partira pour Paris. Claudine à l'école est son journal.

Claudine est différente des autres jeunes filles de l'école. D'abord, elle n'est pas une fille de paysans ; elle est l'unique enfant de « notable » à l'école communale du village : « les familles bourgeoises de Montigny envoient, par genre, leurs enfants en pension au chef-lieu. » Cette fréquentation quotidienne des enfants du village lui a donné un grand bon sens et une vision authentique de la vie, ainsi qu'un vocabulaire émaillé de mots du terroir (et, on le devine, un accent rural proche de celui de Colette). Ensuite, elle grandit dans une liberté totale : son père, tout aimant qu'il soit, ne s'occupe pas d'elle et la laisse croître comme une herbe folle. Heureusement, l'herbe folle est quand même un peu sage et ne commet pas de grandes sottises. En outre, c’est une lectrice boulimique qui puise sans contrôle dans la bibliothèque paternelle. À quinze ans, elle a lu Aphrodite, roman de Pierre Louÿs truffé de scènes libertines, fait ses délices des ouvrages de Paul Adam, auteur taxé à l'époque d'immoralité, goûte les poètes symbolistes comme...

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Dissertation à propos de Claudine à l'école