Claudine à l'école

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La liberté qui choque

A l’époque où Colette écrit son roman « Claudine à l’Ecole », la gente féminine avait des droits restreints, dans un monde où le sexisme était encore fort présent. Pourtant, l’auteure se permet de dépeindre, dans son ouvrage, le tableau de femmes d’un tout autre genre qui ne reflète certainement pas la réalité. Celui de femmes qui s’échappent et qui dépassent même parfois les limites de la liberté. Le comportement de Claudine, décrite comme une élève effrontée, impertinente allant même jusqu’au manque de respect envers ses professeurs, montre une liberté qui surprend à l’époque.

      Ceci dit, ce qui étonne encore plus, c’est le jeu d’amourette auquel s’adonnent les jeunes femmes. Cela va entraîner jalousie et vengeance dans le milieu scolaire, supposé être un environnement d’éducation et d’apprentissage et non de manque de retenue.

      Le passage choquant reste celui de la révélation de l’homosexualité entre la nouvelle institutrice, Mlle Sergent, et son adjointe, Mlle Aimée Lanthenay. Deux personnes du même sexe qui s’aiment en toute liberté, au grand jour, était tout simplement inconcevable à l’époque. C'est cet aspect du roman qui a provoqué un scandale.

      En 1900, nous étions encore loin de cette liberté à laquelle aspirait la romancière dans « Claudine à l’Ecole », et qui tenait à ce qu’elle se concrétise.

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Dissertation à propos de Claudine à l'école