Les Misérables

par

Cosette

Le second tome s’ouvre sur la présentation d’un homme, en provenance de Nivelles, qui se trouve sur le champ de bataille de Waterloo. Nous sommes en mai 1861. Hugo lui-même y fit une excursion cette année-là, laquelle devient dans son œuvre prétexte à un retour en juin 1815 où l’on retrouve le père Thénardier. Sur le champ de bataille, celui-ci dépouille sans gêne les cadavres. Alors qu’il accomplit sa sombre besogne sur l’officier Pontmercy, ce dernier, blessé mais vivant, ouvre les yeux, le remercie, et veut connaître le nom de celui qu’il prend pour son sauveur. Thénardier, après avoir prétendu être un sergent de l’armée française, lui donne son identité.

De retour en l’an 1823, le 25 juillet, le narrateur évoque les articles relatifs à l’arrestation de Jean Valjean. Avant son incarcération au bagne de Toulon, il a réussi à retirer un demi-million de francs, gagnés honnêtement, qu’il a gardé dans un lieu inconnu de tous. Vers la fin du mois d’octobre de la même année, un vaisseau de guerre, l’Orion, fait son entrée dans le port de Toulon pour y subir quelques réparations. Jean Valjean, qui s’y trouve pour corvée de bagne, y sauve un homme. Il s’agit d’un gabier qui s’est malencontreusement retrouvé à la merci des flots et que personne n’ose aller sauver, sauf Jean Valjean, condamné au bagne à vie. Son acte héroïque lui attire la sympathie de la foule amassée qui réclame qu’il soit gracié. Mais Jean Valjean en profite pour s’échapper, et comme on ne retrouve pas son corps, le 17 novembre 1823, le journal de Toulon annonce son décès.

À présent libre, il décide de tenir la promesse qu’il avait faite à Fantine mourante : soustraire Cosette de la tyrannie des Thénardier. Il arrive à Montfermeil à la veille de Noël. La pauvre petite, vêtue de guenilles, se trouve à sa place habituelle, à travailler. Ce soir-là, elle tricote des bas de laine pour les filles Thénardier. Par cette nuit sombre et lugubre, la mère Thénardier envoie Cosette chercher de l’eau. Toutes les protestations de la petite fille apeurée n’y changent rien. Alors qu’elle est en chemin, elle admire une magnifique poupée dans la vitrine d’une boutique se trouvant dans la même ruelle que l’auberge des Thénardier. La mère Thénardier sort et lorsque Cosette s’aperçoit que son bourreau l’a vue, elle prend ses jambes à son cou. Elle s’enfonce dans les ténèbres, longe toutes les maisons et se retrouve à la lisière de la forêt – mais elle décide de rentrer sans atteindre la source. Puis, à la pensée de la mère Thénardier et aux mille tourments qu’elle lui ferait vivre pour être rentrée sans eau, la petite rebrousse chemin. Elle finit par arriver à la source et à puiser de l’eau. Elle est épuisée, mais subitement, elle ne sent plus le poids du seau. C’est Jean Valjean qui vient de la libérer de sa lourde charge. L’enfant, qui aurait pourtant dû être pétrifiée à la rencontre de cet inconnu dans les bois, laisse parler son instinct et n’éprouve aucune crainte. L’homme se met à converser avec elle. Cosette est pâle et chétive. Elle lui dit qu’elle a huit ans et lorsqu’elle lui donne son nom, Jean Valjean manque défaillir. Il l’aide à porter le seau jusqu’à l’auberge. En rentrant, ils passent devant la boulangerie mais la petite fille oublie d’acheter le pain qu’elle devait y chercher. Lorsqu’ils atteignent l’auberge, Jean Valjean lui remet le seau d’eau. Il veut louer une chambre mais son allure fait penser au père Thénardier qu’il est pauvre. L’aubergiste lui répond que tout est complet. Jean Valjean se dit prêt à dormir n’importe où. Le père Thénardier lui annonce alors qu’il doit payer quarante sous, majorant de vingt sous le prix réel. Jean Valjean accepte. Il s’attable, se sert un verre de vin et observe la petite qui s’est remise à tricoter. La mère Thénardier ne tarde pas à la questionner sur le pain, et la petite prétend que la boulangerie était fermée. Comble de malchance, elle a perdu la pièce de quinze sous prévue pour l’achat. La mégère veut corriger l’enfant, Jean Valjean s’interpose.

Après avoir manqué de se faire voler dans la nuit par le couple sans scrupules, Jean Valjean les indemnise, offre à Cosette la poupée tant convoitée et l’emmène avec lui. Ils se rendent à Paris où Jean Valjean habite la masure Gorbeau. L’homme s’emploie alors à rendre à la petite fille son bonheur perdu dans sa tendre enfance. Cosette devient heureuse et équilibrée, ainsi chérie par son nouveau père. Malheureusement, une ombre plane bientôt sur leur bonheur. En effet, une voisine, la « principale locataire », a questionné Cosette et épie à présent Jean Valjean. De plus, la vieille dame accueille un nouveau locataire qui force Jean Valjean à s’enfuir avec Cosette ; il s’agit de l’inspecteur Javert, qui n’hésite pas à mettre une escouade à la poursuite du forçat. Alors qu’ils sont en fuite, Jean Valjean escalade un mur et hisse Cosette après lui. Ils se retrouvent tous deux dans l’enceinte d’un couvent où un homme vient à leur rencontre. Il s’agit de Fauchelevent, que Jean Valjean, ou plutôt M. Madeleine, alors maire de Montreuil-sur-Mer, avait sauvé. Le vieil homme, plein de reconnaissance, leur explique qu’il y occupe un poste de jardinier. Il ajoute que dans ce couvent, qui est aussi une institution de jeunes filles, seuls deux hommes sont admis : le prêtre et lui-même. Néanmoins, après avoir mis au courant une sœur qui a sa confiance, Fauchelevent fait passer Jean Valjean et Cosette pour son frère et sa nièce. Jean Valjean, qui s’est fait appeler M. Madeleine à une certaine époque, devient à présent le M. Fauchelevent frère.

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