Les Misérables

par

L’injustice sociale dans la France du XIXème siècle

Ce thème est sans doute le plus important dans le roman Les Misérables. En tant qu’écrivain, Victor Hugo se veut être le porte-parole de la classe sociale paysanne réprimée, d’où la réalisation de cette œuvre comme étant un plaidoyer social. Hugo pense que les injustices sociales dont sont victimes les moins fortunés sont un résultat de la rigidité du système politique de leur société. Si Jean Valjean, déjà pauvre dans son état se fait encore accuser d’avoir volé un morceau de pain dans le but de nourrir sa famille, quel message d’égoïsme et de manque de considération la société française renvoie-t-elle ? Bien pire encore, la sentence de Valjean semble être beaucoup trop rigide pour son « crime ». Sa peine est de cinq ans de prison ferme et cette peine se voit prolongée d’environ quatorze années après que celui-ci ait essayé de s’échapper de prison. On remarque ainsi la dureté de ce système judiciaire (qui est beaucoup plus mis en exergue dans le roman Le Dernier Jour d’un Condamné, dans lequel Hugo critique lourdement la peine de mort). Pendant que certains bourgeois échappent à la justice (comme le président Grandmorin dans La Bête Humaine de Zola), les prolétaires quant à eux paient double pour leurs délits.

En plus de cela, Hugo critique le système social qui tolère l’abus des droits des enfants (Cosette), l’humiliation de la femme par la faim (Fantine) et même la persécution des prisonniers (Jean Valjean). Ainsi, le roman incite le lecteur à réfléchir sur le problème du mal et l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Dans une société où chacun vit aux dépens de l’autre où les plus forts...

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Dissertation à propos de Les Misérables