Métamorphoses

par

LIVRE XIV

Glaucus va se plaindre à Circé de l’indifférence de Scylla. La magicienne tombe amoureuse de lui et tente de le séduire sans succès. Circé furieuse transforme la nymphe rivale en un écueil marin.

Énée est déporté par une tempête jusqu’en Libye. Il arrive sur l’île des Pithécuses, où les habitants sont transformés en singes.

Il descend aux Enfers avec la Sibylle, qui lui raconte comment Apollon, amoureux d’elle, lui accorda un jour le vœu de vivre autant d’années qu’il y avait de grains de poussière dans une poignée de sable. Elle vivrait donc encore longtemps avant de n’être plus qu’une voix.

Énée rencontre ensuite Achéménide, qui lui raconte comment Ulysse l’a oublié sur l’île des Cyclopes, avant qu’Énée ne le sauve.

Macarée lui raconte la visite d’Ulysse chez Éole, puis chez Circé, qui transforme ses compagnons en porcs avant qu’Ulysse ne parvienne à la séduire et à la convaincre de leur rendre leur apparence humaine.

Une servante de Circé a raconté à Macaré l’histoire de Picus. Celui-ci, très beau, épousa Canens. Un jour qu’il était parti chasser, Circé rencontra Picus et s’en épris. Comme il la repoussait, elle le changea en pivert, avant de changer ses compagnons en divers animaux. Canens devint folle et se dissout dans l’air.

Énée est ensuite accueilli par Lapidus, et cherche des alliés contre les Troyens. Mais le roi Diomède lui refuse son aide – ses compagnons sont changés en cygnes par Vénus.

Énée gagne finalement et il est accueilli parmi les dieux.

La nymphe Pomone repousse les avances de Vertumnus. Celui-ci prend l’apparence d’une vieille femme qui conseille à la nymphe d’épouser son prétendant. Il lui raconte également l’histoire d’Iphis, épris d’Anaxarète, qui le repousse. Il la menace de se suicider et se pend à sa porte. Lorsque le convoi funèbre passe sous la fenêtre de la jeune fille, celle-ci est pétrifiée.

Le récit de Vertumnus séduit Pomone.

Romulus fonde Rome et est attaqué par les Sabins qui cherchent à mettre le feu à la ville mais les Nymphes, aidées de Vénus, changent le feu en eau.

Romulus règne sur Rome et il est enlevé par Mars pour être fait dieu.

Hersilie, son épouse, apprend la vérité par Iris, messagère de Junon – elle voit son époux sous la forme d’un astre et elle est changée à son tour en déesse.

Le Sabin Numa succède à Romulus.

Myscélos fonde Crotone.

Pythagore prône le végétarisme, en évoquant l’âge d’or. Il explique que les animaux sont potentiellement des êtres humains réincarnés et qu’il est donc très grave de les manger. Il évoque le changement perpétuel du monde qui nous entoure, et maudit la vieillesse. Il évoque à nouveau les quatre éléments, les âges successifs et l’instabilité générale du monde, avant de citer les différentes métamorphoses observées dans le règne animal.

Ovide parle ensuite des changements parmi les nations et les villes.

Numa devient roi des Latins. À sa mort, son épouse Égérie se lamente. Hippolyte lui conte l’histoire de sa belle-mère, Phèdre, amoureuse de son beau-fils, qu’elle a accusé à tort de l’avoir séduite. Celui-ci est mort dans d’atroces souffrances en s’enfuyant, puis a été ressuscité par Diane, qui va aussi transformer Égérie en une source intarissable.

Ovide raconte encore comment Tagès, un laboureur, a vu une motte de terre devenir un prédicateur, ou comment la javeline de Romulus est devenue un arbre.

Cipus était un guerrier portant des cornes de cerf. Il apprit que ces cornes indiquaient qu’il serait chef des Latins, et refusa cette idée. Il annonça au peuple qu’il fallait exiler un homme à cornes et se découvrit. Le peuple lui donna un terrain hors de la ville.

Les Romains victimes de la peste demandent à Apollon de leur envoyer son fils Esculape, dieu de la médecine. Celui-ci se déplace, changé en serpent, et met fin à la peste.

Deux nouveaux dieux apparaissent à Rome : Jules César et son fils adoptif, Auguste, qui fait la gloire de son père. Vénus supplie les dieux de rendre César immortel, mais les Parques tranchent néanmoins le fil de sa vie. L’avènement d’Auguste venge cette mort, puisqu’il devient le maître du monde et instaure la paix.

Ovide termine en célébrant les deux empereurs et en souhaitant une longue vie au prince. Il dit également qu’il espère que son œuvre lui assurera une renommée éternelle.

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