Pour qui sonne le glas

par

Andrés et Eladio

La présence de ces deux frères dans les rangs républicains tient en partie du hasard ; en effet, c’est parce que leur père était républicain qu’ils combattent pour la République. Sans cela, ils auraient été enrôlés dans l’armée régulière et combattraient du côté des fascistes.

Eladio, l’aîné, effacé, presque transparent, est tué au combat d’une balle dans la tête.

André, plus jeune, n’espère que deux choses : que la guerre se termine et qu’il puisse avoir une petite ferme où paisiblement élever des poules. Il échappe à la désastreuse attaque du pont car Robert Jordan l’envoie porter un pli au général Golz.

Le personnage d’Andrés permet à Hemingway d’illustrer la théorie selon laquelle l’homme qui accomplit par devoir un acte de bravoure est en fait soulagé quand les circonstances lui permettent de ne pas accomplir cet acte. En effet, il est le bulldog de son village, Villaconejos, car il lui faut, chaque année, renouveler un acte de courage insensé : mordre l’oreille d’un taureau furieux. Il déteste cela, et éprouve un soulagement immense quand, au matin de la course, il entend la pluie tomber, car cela signifie que le combat n’aura pas lieu. Il éprouve le même soulagement quand Robert Jordan l’envoie porter un pli au général Golz et l’éloigne ainsi de l’attaque du pont. 

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