Au bonheur des dames

par

Henriette Desforges

Cette jeune veuve – elle a moins de trente ans– est la maîtresse d’Octave Mouret. Ses amies et elles sont des clientes duBonheur des Dames. Mouret n’est pas son seul amant : elle est protégée parle baron Hartmann, riche banquier sexagénaire. Elle le pousse à commanditer ses« découvertes », c’est-à-dire ses amants plus jeunes, et le baron selaisse faire, s’il flaire qu’un profit est au rendez-vous.

Elle est la première à percevoir l’amournaissant entre Denise et Mouret, avant même que les intéressés ne soupçonnentquoi que ce soit. À ce titre, elle va considérer la vendeuse comme une ennemieet ne manquera pas une occasion d’humilier la jeune femme en la traitant commeune servante que l’on méprise. Denise ne répond jamais à ses provocations.Henriette Desforges va jusqu’à faire venir Denise chez elle, la fait attendreafin de l’abaisser, puis la traîne plus bas que terre devant Mouret, le forçantà prendre parti. Son plan se retourne contre elle : Mouret, avec unegrande douceur, libère Denise des griffes de la grande bourgeoise. C’est à cemoment qu’il reconnaît publiquement qu’il est amoureux de Denise.

Puis Mme Desforges aide Bouthemont à ouvrir ungrand magasin concurrent au Bonheur des Dames. La manœuvre échoue quand le commerceen question est détruit par un incendie. À la fin du roman, Henriette Desforgesassiste, impuissante et désespérée, au triomphe de Denise que Mouret épouse.

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