Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

par

I.I.G.

L’histoire est racontée à la troisième personne. Il s’agit du récit de la grossesse d’une femme, qui attend son deuxième enfant. Elle est d’abord persuadée d’être enceinte. Elle fait semblant de ne pas être pressée de s’en assurer mais elle craque et achète un test de grossesse. Elle retourne chez elle pour s’occuper de son fils en essayant de cacher son stress. Elle finit par faire le test : elle est bien enceinte mais pour l’instant elle garde l’information secrète : « Elle ne l’avouera pas mais il ne se passe pas une minute pendant ces neufs mois sans qu’elle ne pense à son bébé. » Elle est heureuse, s’imagine la taille du bébé à tous les âges. Finalement, elle l’avoue à son mari : il est content pour eux. Elle s’informe sur la grossesse en retrouvant un vieux livre de Laurence Pernoud intitulé J’attends un enfant.

Le troisième mois, elle se rend chez le gynécologue qui lui fait entendre le cœur de son bébé. Elle est très émue. Les semaines passent, son ventre grossit. Elle achète même une robe spéciale pour le mariage d’une cousine. Elle hésite car elle ne sera pas grosse très longtemps, mais la vendeuse la convainc. Elle hésite à demander le sexe du bébé au médecin lors de l’échographie du 5e mois. Elle réussit à garder la surprise. À la visite du 6e mois, elle fait une pause dans les préparatifs du mariage de sa cousine pour se rendre chez le gynécologue. Celui-ci, d’abord heureux de la voir, devient très vite sombre. Après quelques examens, il lui annonce que le fœtus est mort. La femme devra accoucher en urgence, sans anesthésie, afin d’expulser le petit corps sans vie. Son mari la rejoint aux urgences. Elle souffre énormément. Le fœtus sera disséqué dans une clinique parisienne.

En attendant, elle doit faire semblant, et se rend tout de même au mariage de sa cousine, vêtue de sa robe spéciale. Durant toute la cérémonie, elle feint d’aller bien, y compris lorsqu’une amie de la mariée vient poser sa main sur son gros ventre en précisant que ça porte bonheur. La nouvelle s’achève sur cette image, et sur la mère qui tente tout de même de sourire malgré la douleur.

 

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